Retraite anticipée pour les enseignants: Les syndicats applaudissent, mais…

La décision prise par le président de la république, M. Abdelmadjid Tebboune, lors du Conseil des ministres du 9 février, d’accorder trois ans de réduction aux enseignants pour partir en retraite est saluée par les syndicats de l’éducation.

Ainsi, la plupart des syndicats ont considéré dès l’annonce de cette mesure que ce n’est que  » justice rendue ». 

Des «ajustements» préconisés

«C’était notre demande au lendemain de l’application de la dernière révision du système de retraite dans notre pays. Nous avions dit qu’un enseignant n’est pas un fonctionnaire comme un autre. A soixante ans, son rendement est trop réduit. Nous souhaitons que ceux qui ont travaillé 40 ans partent en retraite avec l’intégralité de leur salaire au lieu du taux de 80% seulement « , confie un ex coordinateur du Cnapeste à Tizi-Ouzou.

Cette mesure soulève tout de même des questions au sein de certains grades du secteur de l’éducation tels par exemple les surveillants généraux et les adjoints d’éducation. » Nous travaillons plus que les enseignants. Nous sommes en face des élèves dans la cour, dans les couloirs des CEM et des lycées et même dans les salles de cours. Vraiment, nous subissons une véritable pression. Je ne conçois pas qu’un adjoint d’éducation puisse travailler jusqu’à 60 ans. C’est injuste « , pense un adjoint d’éducation dans un lycée à Béjaia. Cela étant, les syndicats espèrent que le retour à l’ancien système de retraite pour tous sera le mieux indiqué pour préserver la santé mentale et physique des travailleurs de l’éducation dans l’intérêt des professionnels du secteur et des élèves . 

Une décision à «minima»

À titre indicatif, l’adoption de cette mesure à  «minima» car dans le projet des statuts particuliers il était proposé une baisse entre 3 ans et 5 ans, l’enseignant ayant atteint l’âge de 57 ans pourra enfin demander sa retraite alors qu’il était contraint à travailler jusqu’à 60 ans après qu’il eut été décidé la suppression de la retraite proportionnelle ( 20 ans de cotisations et 50 ans d’âge) ou encore après 32 ans de service et sans condition d’âge. Il faut rappeler que tous les syndicats avaient dénoncé la suppression de ces avantages surtout que la profession d’enseignant est considérée comme un métier pénible. Tandis que les enseignantes auront ainsi le droit de partir en retraite à 52 ans au lieu de 55 ans appliquée dans la dernière réforme des retraites en 2016. Les enseignantes-parents bénéficieront d’une année de réduction pour chaque enfant jusqu’à trois enfants.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Follow by Email
WhatsApp
FbMessenger