La généralisation de Tamzight, ne concerne pas uniquement l’école. Elle est un mode de vie, un précepte, voire une philosophie.
À Tizi-Ouzou et tout comme le concours du village le plus propre, l’APW a eu l’initiative de créer un autre concours dédié aux APC qui font de leur quotidien l’«Amazighisation», un acte concret. Cela va des plaques directionnelles, de la désignation de leurs services par des pancartes transcrites en langue Amazigh, les plaques vers les villages et les quartiers, etc.
Larba Nath Irathen, Tizi Rached et Mizrana distinguées
En somme, la généralisation de l’utilisation de cette langue dans l’environnement immédiat du citoyen est une préoccupation de cette assemblée de wilaya. C’est ainsi que les APC lauréates de ce concours ont été dévoilées, le 22 janvier 2026, à l’hémicycle Rabah Aissat dans une ambiance festive et conviviale .
En effet, car, soulignons-le, c’est un moment de vérité pour les municipalités participantes à ce concours. L’ APC de Larba Nath Irathen a occupé la première place, suivie de Tizi Rached et de Mizrana. Tout comme le prix du village le plus propre, les lauréates ont eu quand même des récompenses financières.
- Larba Nath Irathen a eu 2 millions de dinars
- , Tizi Rached a reçu 1, 5 million de dinars et
- Mizrana, 1 million de dinars.
Pour les organisateurs, le plus important dans ce concours est d’encourager à utiliser la langue Amazigh et la promouvoir dans l’environnement immédiat en attendant son introduction effective et générale dans l’administration. Cette édition a été dédiée à la mémoire de Mohamed Taleb dont la famille a été honorée.
Liza Serrik honorée
Par ailleurs, l’ APW a honoré Liza Serrik, cette écrivaine de Maâtkas, qui a décroché le 12 janvier dernier, coïncidant avec Yennayer, à Béni Abbès, le prix du Président de la République de la littérature et langue Amazighes.
En outre, les élus de l’ APC ont décerné une distinction à Si Hadj Mohand Tayeb pour avoir traduit le Coran en Tamazight. C’est dire que toutes ces distinctions constituent une émulation pour jeter les bases à Tamazight et prendre petit à petit sa place comme deuxième langue nationale et officielle du pays.
