Au lendemain d’un quart de finale explosif face au Nigeria, la CAF a tranché : suspensions, amendes et sanctions lourdes s’abattent sur l’Algérie et la FAF.
L’après-match du quart de finale de la CAN 2025 entre l’Algérie et le Nigeria continue de produire ses effets, loin des terrains.
Ainsi, plusieurs jours après l’élimination des Verts, la Confédération africaine de football (CAF) a rendu son verdict disciplinaire, infligeant une série de sanctions lourdes à l’encontre de joueurs algériens et de la Fédération algérienne de football (FAF). Une décision qui cristallise les tensions nées d’une rencontre déjà marquée par une forte contestation arbitrale.
Des suspensions individuelles lourdes pour les Verts
Sur le plan sportif, la CAF a frappé fort. Le gardien Luca Zidane écope de deux matchs de suspension, applicables lors des éliminatoires de la CAN 2027.
Une sanction qui prive l’Algérie de son portier lors des prochaines échéances officielles. Plus sévère encore, le défenseur Rafik Belghali est suspendu quatre matchs, dont deux avec sursis, une mesure également valable pour les qualifications de la CAN 2027.
Ces décisions sanctionnent le comportement jugé inapproprié de certains joueurs à l’issue de la rencontre, lorsque plusieurs cadres algériens avaient réclamé des explications à l’arbitre sénégalais, dans un climat de tension extrême.
Une avalanche d’amendes contre la FAF et ses supporters
La Fédération algérienne de football n’est pas épargnée. La CAF a infligé une amende de 5 000 dollars pour conduite incorrecte de l’équipe nationale, liée à l’avertissement de cinq joueurs durant le match. À cela s’ajoute une amende de 25 000 dollars pour le comportement inapproprié de joueurs et officiels après la rencontre, estimé comme ayant porté atteinte à l’image du match.
Les supporters algériens sont également visés. La FAF est sanctionnée de 5 000 dollars pour usage de fumigènes, 5 000 dollars pour jets d’objets, 10 000 dollars pour non-respect des mesures de sécurité après des tentatives de franchissement des barrières, et enfin 50 000 dollars pour gestes offensants envers les arbitres, notamment l’affichage de billets de banque en tribunes.
La FAF contre-attaque sur le terrain juridique
Face à ce qu’elle considère comme une décision disproportionnée, la FAF a immédiatement enclenché la procédure de recours prévue par les règlements. Dans son communiqué, l’instance algérienne affirme vouloir défendre les intérêts du football national « dans le strict respect des voies réglementaires et institutionnelles ».
Ce dossier disciplinaire, loin d’être clos, pourrait encore évoluer dans les semaines à venir. Mais il laisse déjà une trace durable d’une CAN 2025 où, pour l’Algérie, la frustration sportive s’est prolongée sur le terrain judiciaire.
