La Commission africaine de l’énergie (AFREC) vient rendre public son rapport concernant la couverture énergétique en Algérie et le moins que l’on puisse dire est qu’il est dithyrambique.
Ainsi, l’AFREC dont le directeur exécutif, a été reçu le 30 décembre 2025 par le ministre de l’énergie et des énergies renouvelables, M. Mourad Adjal, a fait part de son « entière satisfaction » quant au taux de raccordement en énergies du pays, allant jusqu’à affirmer qu’il frôle la perfection.
Une couverture énergétique quasi universelle
En effet et d’après ladite Commission l’Algérie figure parmi les rares pays du continent africain à avoir atteint un taux d’accès à l’électricité et au gaz naturel proche de 100 %. Une performance remarquable, attribuée à des politiques publiques ambitieuses et à une infrastructure énergétique solide, qui place le pays en position de leader régional.
Les rapporteurs de l’Afrec, ont noté que l’Algérie fait partie du « cercle restreint » des pays africains ayant réussi à garantir un accès quasi total à l’électricité et au gaz. Cette couverture exceptionnelle témoigne d’une stratégie énergétique cohérente et durable, mise en œuvre sur plusieurs décennies.
Une infrastructure solide
Le rapport attribue ces résultats aux politiques publiques « fortes » adoptées par l’État algérien, ainsi qu’à une infrastructure énergétique robuste et bien développée. Malgré une croissance démographique continue, l’Algérie est parvenue à maintenir un taux de couverture énergétique de 100 %, grâce à des investissements constants et à un soutien gouvernemental soutenu.
Une intégration fluide des nouveaux ménages
En outre, la Commission met en avant l’efficacité de la chaîne d’approvisionnement énergétique et l’engagement des pouvoirs publics, qui ont permis aux nouveaux ménages de s’intégrer sans difficulté aux systèmes énergétiques modernes. Cette capacité d’adaptation renforce la résilience du modèle énergétique national.
Un levier majeur pour le développement durable
De plus, le rapport insiste sur le rôle central de l’électricité et du gaz naturel comme piliers du développement durable. Ces ressources constituent une véritable locomotive pour la croissance économique, l’amélioration de la qualité de vie et la réduction des inégalités sociales.
L’Algérie, leader en Afrique du Nord
À l’échelle régionale, l’Algérie se distingue nettement de ses voisins nord-africains par plusieurs indicateurs clés :
• un taux d’accès à l’électricité proche de 100 % ;
• une couverture de plus de 90 % des ménages en solutions de cuisson propre, rendue possible grâce à des programmes de soutien structurés et à un réseau de distribution performant ;
• des avancées notables dans le domaine des énergies renouvelables, saluées par la Commission.
Un contraste marqué avec la situation continentale
En revanche, le rapport dresse un tableau plus contrasté à l’échelle du continent africain. Le taux moyen d’accès à l’électricité n’y dépasse pas 61 %, laissant environ 563 millions de personnes sans électricité, notamment dans les zones rurales d’Afrique centrale, occidentale et orientale. De même, l’accès à la cuisson propre demeure un défi majeur : seuls 35 % des Africains en bénéficient, tandis que plus de 940 millions de personnes dépendent encore de combustibles polluants.
Le financement, un défi persistant
Enfin, la Commission africaine de l’énergie identifie la difficulté d’accès au financement comme un « obstacle majeur » à la généralisation de l’énergie sur le continent. Elle appelle à une mobilisation accrue des investissements, notamment à travers des partenariats solides entre les secteurs public et privé, afin de combler le déficit de financement et d’accélérer la transition énergétique en Afrique.
