La colère gronde dans le football algérien. Après le limogeage du sélectionneur Vladimir Petkovic, c’est désormais le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Walid Sadi, qui se retrouve directement dans l’œil du cyclone.
Ainsi, Face au traumatisme de la non-qualification pour la Coupe du monde 2026, la « vox populi » et des figures majeures du sport national exigent des comptes.
Abdelkrim Bira brise le silence et attaque frontalement le président de la FAF
La contestation a franchi un nouveau palier sur les plateaux de télévision. Abdelkrim Bira, personnalité incontournable du football national et ancien Directeur technique et sportif (DTS) de l’ES Sétif, a mené une charge d’une violence inédite contre Walid Sadi.
Loin d’utiliser la langue de bois, l’ancien manager a frontalement ciblé le patron de la FAF, également ministre des Sports, en le désignant comme le premier responsable de l’échec de l’équipe nationale.
« Écoutez, nous sommes un pays civilisé. Celui qui a commis quelque chose de répréhensible doit payer », a martelé Abdelkrim Bira, ajoutant sans détour que le président de la FAF « n’est pas au-dessus des lois ».
Le recrutement de Vladimir Petkovic au cœur de la polémique
Pour les détracteurs de la fédération, le péché originel réside dans le choix des hommes, et plus particulièrement dans la nomination du désormais ex-sélectionneur. Abdelkrim Bira exige ainsi des comptes clairs à « celui qui a ramené » Vladimir Petkovic, pointant du doigt une erreur de casting fatale pour les Verts.
Au-delà des choix techniques, c’est la légitimité même de Walid Sadi qui est aujourd’hui remise en question par les puristes du ballon rond.
Un déficit de légitimité footballistique ?
Fort de sa longue carrière de joueur, d’entraîneur et de dirigeant, Bira n’a pas hésité à renvoyer le président de la FAF à son statut d’outsider du milieu :
- Un reproche de légitimité : « Lui n’est pas issu du monde du football et ne restera pas dans le monde du football. »
- La réponse des techniciens : « Nous, par contre, nous sommes des enfants du football et notre carrière en atteste. »
Walid Sadi, visage de la faillite de la Coupe du monde 2026
Cette sortie médiatique fracassante cristallise le désamour grandissant entre le dirigeant et le public algérien. Pour l’opinion publique, Walid Sadi incarne désormais le visage de la faillite nationale suite à l’élimination de la course au Mondial 2026.
Alors que le football algérien traverse une zone de fortes turbulences, cette charge d’Abdelkrim Bira ne semble être que le premier acte d’une longue série de contestations qui menacent de fragiliser un peu plus l’avenir de Walid Sadi à la tête de la FAF.
