La réalisation de la ligne ferroviaire reliant Alger à Tamanrasset franchit une nouvelle étape.
Ainsi, ce mercredi 1er avril 2026, des responsables de l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (ANESRIF) se sont déplacés à Ghardaïa pour superviser l’avancement du projet, en particulier sur le tronçon traversant les wilayas de Laghouat, Ghardaïa et El Menéa**, soit plus de 173 km de voie ferrée à travers le territoire saharien.
Le dossier des expropriations clos
En effet à titre indicatif, le président Abdelmadjid Tebboune, a qualifié ce projet de «priorité absolue» et donné des «instructions fermes» pour son achèvement avant la fin de 2027. Depuis ces directives, le rythme de réalisation s’est nettement accéléré, donnant au projet une dynamique nouvelle sur le terrain.
Ce mercredi après-midi, le wali de Ghardaïa, M.Abdellah Abi Nawar, a présidé une réunion de coordination dédiée au suivi de l’avancement du tronçon local, indique un communiqué de la cellule de communication de la wilaya.
La même source note que les les travaux de la séance ont permis d’évaluer l’état d’exécution des recommandations issues de la précédente rencontre, ainsi que l’avancement des «procédures d’expropriation» des propriétés traversées par le tracé.
Point notable : le directeur de la réglementation et des affaires générales a confirmé «l’achèvement du recensement de l’ensemble des propriétés» concernées sur le territoire de la wilaya, une étape administrative clé qui ouvre la voie au lancement effectif des travaux.
Accélérer, coordonner, livrer dans les délais
Lors d’une brève prise de parole, le wali a insisté sur la nécessité d’«accélérer» les procédures administratives et techniques, de «renforcer la coordination intersectorielle» et d’«intensifier le suivi» de terrain pour lever les obstacles éventuels. Il a également appelé à la mise en place d’un mécanisme de travail permanent pour accompagner le projet jusqu’à son achèvement.
Au-delà de l’infrastructure, la ligne Alger-Tamanrasset est appelée à provoquer une transformation qualitative du transport dans les régions sahariennes, à soutenir la dynamique économique du sud algérien et à désenclaver des wilayas historiquement isolées. Un enjeu de souveraineté territoriale autant que de développement national.
La presse tenue à l’écart
Toutefois, il y a lieu de noter qu’en dépit de l’importance stratégique de ce projet, les services de communication de la wilaya — et le wali de Ghardaïa en premier lieu — n’ont pas cru bon de convier les médias locaux à assister à cette rencontre. Cette attitude, qui pourrait s’assimiler à de la rétention d’information, est — faut-il le souligner — en parfaite contradiction avec les orientations et directives du chef de l’État et de son ministre de la Communication, concernant le droit des citoyens à une information crédible et sourcée.
Tenir à l’écart la presse de ce genre d’événements, surtout lorsqu’il s’agit d’un projet aussi stratégique, relèverait d’un véritable cloisonnement de l’information, ce qui est aux antipodes des directives présidentielles en la matière. Pire encore, le wali de Ghardaïa s’était personnellement engagé à tenir les médias locaux — dont le correspondant de JUST-INFODZ — au courant de l’évolution de ce projet. Force est de constater que cet engagement n’a pas été tenu. Espérons seulement qu’il s’agit d’une malencontreuse omission. Dont acte.
