Lors d’un meeting politique animé ce samedi 7 février 2026 à El Oued, le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), M. Youcef Aouchiche, a livré une lecture globale des défis auxquels fait face l’Algérie.
Ainsi, et dans un contexte national, régional et international complexe, il a plaidé pour un engagement politique responsable, une refondation économique profonde et une mobilisation collective autour de la souveraineté, de la démocratie et de la justice sociale.
Redonner sens à l’engagement politique
En effet, le responsable du FFS a rappelé que le militantisme ne saurait se réduire à des postures conjoncturelles. Il s’inscrit, selon lui, dans un engagement moral et historique durable, au service d’un projet démocratique fondé sur l’État de droit, les libertés, la justice sociale et la participation citoyenne. L’objectif affiché est la construction d’un pacte national et social consensuel, capable de renforcer la cohésion nationale et la résilience de l’État face aux crises.
Au cœur du combat démocratique, le FFS identifie la propagation de la médiocrité et de la désinformation comme une menace majeure pour la conscience collective. Ces dérives, a-t-il souligné, vident la politique de sa substance et éloignent le citoyen de la chose publique. Face à cela, le parti appelle à une ouverture politique et médiatique réelle, à la promotion du débat public pluraliste et à la mobilisation des compétences nationales, en Algérie comme à l’étranger.
En rempart contre l’extrémisme et à l’exclusion
Le discours a également mis en garde contre la montée des extrémismes et des logiques d’exclusion, quelles qu’en soient les formes. Pour le FFS, ces dérives constituent un danger direct pour l’unité nationale et nourrissent les divisions identitaires. À l’inverse, l’Algérie forte est celle qui assume sa diversité, transforme ses différences en richesse et consolide son unité autour de valeurs démocratiques partagées.
Rompre avec l’État-rentier
Abordant les enjeux économiques, le FFS a réaffirmé l’urgence d’un changement de modèle. La dépendance structurelle aux hydrocarbures est jugée incompatible avec les exigences de souveraineté, de justice sociale et de développement durable. Le parti plaide pour une économie nationale diversifiée, productive et créatrice de valeur, où les revenus pétroliers deviennent un levier de transition et non une finalité.
Agriculture et sécurité alimentaire en leitmotiv
Dans cette dynamique, l’agriculture est présentée comme un pilier central de la diversification économique et de la sécurité alimentaire. L’exemple de la wilaya d’El Oued illustre, selon le FFS, le potentiel de l’initiative locale lorsqu’elle est soutenue par une vision claire. Toutefois, le parti insiste sur la nécessité de passer de la production brute à la transformation, en liant agriculture, industrie, recherche et innovation.
Jeunesse et tourisme en cœur des engagements
Le FFS a également appelé à une véritable relance du secteur touristique, encore sous-exploité malgré les atouts du pays. Parallèlement, il a souligné que l’avenir économique passe inévitablement par l’économie du savoir, la numérisation et l’innovation, à condition de réformer l’éducation, de valoriser les compétences et de protéger les élites nationales.
Dans une région frontalière marquée par des défis sécuritaires, le FFS a alerté sur la prolifération des drogues et des psychotropes, qualifiée de menace directe contre la jeunesse et la sécurité nationale. Le parti considère cette lutte comme une priorité souveraine.
À l’approche des échéances électorales, il a réaffirmé son engagement en faveur d’élections crédibles, appelant à une réforme profonde du système électoral afin de restaurer la confiance citoyenne, encourager la participation et garantir la transparence, l’équité et l’indépendance des institutions concernées.
