Le Cour d’Alger, vient de rendre son verdict dans l’affaire dite de l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP 2), dans laquelle deux ex-ministres de la communication sont directement impliqués.
Ainsi et après avoir été jugée en première instance le 28 octobre 2025, où les deux principaux accusés à savoir M.Djamal Kaouane et M.Hamid Grine, ont été respectivement à 8 huit et 4 ans de prison ferme, la Cour d’Alger a encore une fois condamnés ces deux ex-ministres à de lourdes peines, même si elles ont été réduites comparativement au premier verdict
De deux à six ans ferme!
En effet, les deux ex-ministres de la communication sous l’ère du défunt président Bouteflika, ont été lourdement condamnés par la justice au même titre que l’ex-directeur général de l’ANEP, Amine Chkir.
Selon le verdict prononcé, Djamel Kaouane écope de six ans de prison ferme au même titre qu’Amine Chkir. Quant à Hamid Grine, il a été condamné à deux ans de prison ferme. Les trois mis en cause, ont été reconnus coupables une affaire de détournement de fonds publics et de mauvaise gestion de la publicité étatique. La Cour a également décidé de confisquer tous les avoirs bancaires saisis des accusés condamnés et de les obliger à verser des indemnisations à l’agent judiciaire, allant de 200 000 à 1 million de dinars algériens selon chaque accusé.
Des « boucs émissaires » selon la défense
Par ailleurs, au cours des audiences du tribunal, le procureur général a demandé l’application des peines les plus sévères à l’encontre de tous les accusés, tandis que la défense a qualifié le dossier de « vide de son contenu » et a considéré ses clients comme des « boucs émissaires », réclamant leur acquittement.
Les charges concernent notamment la dilapidation de deniers publics et l’octroi d’avantages non justifiés, via une gestion suspecte de la publicité publique, et l’octroi d’espaces publicitaires à des journaux très petits ou fantômes selon le journal électronique Tariq News, ont été retenus contre MM .Kaouene et Echkir. Ainsi, l’enquête a mis en lumière des abus de fonction et l’octroi d’avantages indus, notamment à travers l’attribution douteuse d’espaces publicitaires pendant plusieurs années à de petits journaux ou à des titres fictifs.
