Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural accélère la cadence au sujet de l’importation d’un million de moutons pour la fête de l’Aïd El Adha.
Ainsi et suite aux directives présidentielles, un dispositif d’envergure a été déployé pour garantir l’approvisionnement du marché national en bétail et stabiliser les prix à l’approche de l’Aïd El Adha.
Des « couacs » à combler
En effet, le défi est de taille : importer, acheminer et distribuer un million de têtes d’ovins dans les meilleures conditions sanitaires et logistiques. Pour ce faire, le ministre de l’Agriculture, Yacine Oualid, a présidé ce jeudi une réunion de coordination stratégique visant à transformer les orientations du chef de l’État en plan d’action concret.
Il faut dire qu’en 2025, l’opération d’importation de moutons a été marquée par certains « couacs ». Des moutons de l’Aïd qui arrivent la veille de cette fête, des quotas insuffisants et des défaillances dans l’acheminement du bétail à travers l’ensemble du territoire national.
Une stratégie d’approvisionnement diversifiée
Tirant les enseignements de l’exercice précédent, le ministère a décidé de ne plus dépendre d’un nombre restreint de partenaires. L’une des mesures phares annoncées est l’élargissement de la liste des pays fournisseurs.
De nouveaux accords sanitaires ont été conclus, permettant d’explorer de nouveaux marchés tout en garantissant la qualité du cheptel.
Sur le plan logistique, l’État sort les grands moyens :
● Affrètement de navires spécialisés exclusivement dédiés au transport du bétail pour réduire les délais de livraison.
● Implication du secteur privé dans le transport terrestre des bovins et ovins depuis les ports vers les différentes wilayas du pays.
Sécurité sanitaire : la tolérance zéro
Afin de prévenir tout risque épizootique, le ministre a annoncé l’envoi imminent d’équipes techniques sur le terrain, directement dans les pays exportateurs. Ces experts auront pour mission de valider les garanties sanitaires sur place avant même l’embarquement des bêtes.
De plus, les capacités de contrôle aux frontières seront considérablement renforcées : le nombre de points de mise en quarantaine sera doublé par rapport à l’année dernière, assurant un suivi rigoureux de chaque bête entrant sur le territoire.
Une organisation multisectorielle
L’opération ne se limite pas à l’importation. Le communiqué du ministère souligne la mise en place de nouvelles méthodes d’organisation de la vente pour éviter la spéculation et garantir l’accessibilité des prix pour le citoyen.
Pour piloter cette machine complexe, une commission nationale a été officiellement installée. Regroupant les secrétaires généraux des ministères concernés, elle aura pour mission de superviser chaque étape de l’opération, de la signature des contrats jusqu’au point de vente final.
