Alors que les marchés énergétiques mondiaux restent soumis à de fortes tensions et à une volatilité persistante des cours, l’Algérie continue d’afficher des prix des carburants parmi les plus compétitifs à l’échelle internationale.
Ainsi, cette singularité, relevée par la plateforme spécialisée basée à Washington, Attaqa, place le pays dans le top 10 mondial des États où le carburant est le moins cher, tout en lui assurant une position de premier plan sur le continent africain.
Cette information vient confirmer une dépêche de l’APS publié en janvier dernier à l’occasion de la hausse des prix du carburant qui avait suscité la colère des citoyens. Cette fois donc l’info vient d’une institution de renommée mondiale et basée aux USA…
Des prix parmi les plus bas au monde
En effet, à la pompe, les niveaux pratiqués demeurent très attractifs. Le litre d’essence est fixé à 47 dinars, soit environ 0,36 dollar, tandis que le diesel est vendu à 31 dinars (0,25 dollar) et le GPL à 12 dinars (0,09 dollar).
Ces tarifs permettent à l’Algérie de se classer au 6ᵉ rang mondial et au 3ᵉ rang africain des pays les moins chers en carburant. L’écart avec plusieurs grandes puissances pétrolières reste frappant : en Arabie saoudite, le litre d’essence atteint 0,621 dollar ; aux États-Unis, le diesel avoisine 0,925 dollar ; et en Russie, il s’établit autour de 0,951 dollar. Sur le continent africain, seules la Libye et l’Égypte proposent des prix plus bas, alors que le Niger ferme la marche du classement avec un litre à 0,906 dollar.
Un choix budgétaire assumé
Cette performance tarifaire repose sur un choix budgétaire assumé. La loi de finances 2026 consacre 657 milliards de dinars aux subventions des produits de large consommation, incluant les carburants.
L’État prend en charge une part importante des coûts réels — de l’extraction au raffinage, en passant par le transport et la distribution — afin de préserver l’accessibilité des prix pour les ménages et les entreprises. En début d’année, des ajustements mesurés ont toutefois été opérés : l’essence est passée de 45,62 à 47 dinars, le diesel de 29,01 à 31 dinars et le GPL de 9 à 12 dinars. Le ministère des Hydrocarbures et des Mines a justifié ces révisions par la hausse des coûts de production et la nécessité de garantir la continuité de l’approvisionnement national, tout en respectant le cadre légal en vigueur.
Un levier économique et social
Au-delà de leur dimension sociale, ces prix compétitifs jouent un rôle structurant pour l’économie nationale. Ils allègent directement le budget des ménages, réduisent les charges logistiques et de production des entreprises, et contribuent à contenir les pressions inflationnistes. Dans un environnement international incertain, cette politique agit comme un amortisseur face aux chocs externes et renforce la résilience économique du pays.
Le top 10 africain des prix les plus bas (février 2026)
Selon les données relayées par Attaqa, le classement africain des pays où l’essence est la moins chère en février 2026 se présente ainsi :
• La Libye à 0,024 dollar,
• l’Angola à 0,327 dollar.
• L’Algérie avec 0,363 dollar,
• l’Égypte à 0,449 dollar.
• le Nigéria à 0,587 dollar,
• le Soudan à 0,700 dollar,
• l’Éthiopie à 0,789 dollar,
• le Libéria à 0,849 dollar,
• la Tunisie à 0,887 dollar
• le Niger à 0,906 dollar.
Ce panorama met en évidence des écarts significatifs, mais confirme la position avantageuse de l’Algérie parmi les économies africaines les plus compétitives sur le plan énergétique.
En définitive, l’Algérie assume un modèle énergétique distinct, fondé sur un interventionnisme étatique fort et une utilisation stratégique de ses ressources naturelles. À rebours d’une libéralisation totale des prix, le pays privilégie une approche protectrice qui soutient la stabilité sociale et la compétitivité économique, consolidant ainsi sa place parmi les acteurs énergétiques les mieux positionnés du continent.
