Dans le cadre d’une démarche de règlement à l’amiable, le gouvernement algérien étudie de nouvelles mesures d’allègement pour les micro-entreprises en difficulté.
L’objectif : offrir un second souffle aux investisseurs tout en limitant les poursuites judiciaires aux cas de « mauvaise foi » avérée.
Ainsi, le dossier des entreprises défaillantes relevant de l’Agence nationale d’appui et de développement de l’entrepreneuriat (NESDA, ex-ANSEJ) connaît un tournant décisif.
En effet et dans une réponse officielle adressée au député Slimane Zerkani, le ministre de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, a tracé les contours d’une nouvelle stratégie de sauvetage.
Un arsenal de mesures de soutien
Le plan de relance repose sur trois piliers principaux visant à assainir la situation financière des entrepreneurs :
● Effacement des pénalités : Le gouvernement étudie la suppression partielle ou totale des pénalités de retard. Cette mesure permettrait aux bénéficiaires de se concentrer exclusivement sur le remboursement du capital initial.
● Rééchelonnement étendu : Les délais de remboursement des crédits pourraient être prolongés pour une durée allant jusqu’à 10 ans, selon la viabilité et les spécificités de chaque projet.
● Actualisation de la convention tripartite : Des discussions sont en cours entre la NESDA, les banques et le Fonds de caution mutualiste de garantie des risques de crédits pour harmoniser ces nouvelles procédures.
La justice : l’ultime recours
Face aux inquiétudes des entrepreneurs, le ministre a tenu à clarifier la position de l’État : les poursuites judiciaires ne sont pas la norme. « Le recours aux procédures judiciaires demeure une mesure exceptionnelle et contraignante. Elle ne vise qu’une catégorie limitée d’investisseurs ayant fait preuve d’un refus délibéré de s’engager dans les solutions amiables proposées par l’Agence », a précisé le représentant du gouvernement.
Une vision stratégique
Cette initiative s’inscrit dans le programme du président de la République, visant à transformer la micro-entreprise en un levier de production de richesse et de création d’emplois. Le ministre a rappelé que l’accompagnement de la NESDA est désormais « global », intervenant de la phase d’orientation jusqu’au suivi post-lancement.
L’enjeu est de taille : concilier la préservation des deniers publics avec la nécessité de ne pas étouffer les jeunes entrepreneurs impactés par des conjonctures économiques difficiles. En privilégiant le dialogue et la flexibilité financière, l’État espère réintégrer ces structures dans le circuit économique productif.


