Le Premier Secrétaire national du Front des Forces Socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a tenu ce samedi 28 mars 2026, une rencontre de travail avec les structures locales du parti.
Cette réunion, tenue au siège du parti à Alger, a été consacrée à l’évaluation de l’action militante et à la préparation des prochaines échéances électorales législatives et locales.
À cette occasion, le Premier Secrétaire du FFS, s’est montré à la fois offensive sur le plan politique et pragrammatique, a fixé le cap du FFS pour les mois à venir.
« Halte au repli autoritaire ! »
En effet, sur le plan interne, Aouchich, s’est livré une critique frontale de la gestion des affaires de l’État, dénonçant un « repli autoritaire » qui, selon lui, fragilise le lien national et affaiblit la capacité du pays à faire face à ses défis stratégiques. Il a également pointé des «fragilités économiques» persistantes, lesquelles selon lui, pèsent sur le quotidien des Algériens.
Dans ce sens, le Premier secrétaire du plus vieux parti d’opposition du pays, appelle à rompre avec trois logiques qu’il considère néfastes :
• la gestion fermée des affaires publiques
• la méfiance systématique envers la société civile
• la marginalisation des forces vives de la nation
Loi électorale : les réserves du FFS
Dans la foulée, l’orateur a particulièrement ciblé l’avant-projet de loi électorale et la réforme sur les partis politiques, qu’il juge «très en deçà» des ambitions démocratiques nécessaires. M.Aouchiche critiquera critique notamment le maintien de l’obligation de collecte de signatures pour présenter des listes, une exigence qu’il qualifie de «frein à la participation» politique dans un contexte de démobilisation généralisée.
Il dénonce également un « déséquilibre médiatique» en faveur de certaines formations politiques, estimant que cela «fausse la compétition» électorale avant même qu’elle ne commence. Il ira jusqu’à évoquer « la résurgence de pratiques balayées par le Hirak », questionnant ouvertement les intentions du pouvoir.
Le FFS ira aux élections « avec lucidité et détermination »
Par ailleurs et malgré ces réserves, Aouchiche confirme sans ambiguïté la participation du FFS aux prochaines élections. Il la justifie non comme une validation du système, mais comme une stratégie de reconquête des espaces démocratiqueset de défense des intérêts des citoyens.
En outre, le parti ambitionne de dépasser ses «bastions traditionnels» en Kabylie, pour s’étendre vers les quatre coins de l’Algérie et vers la diaspora, partout où des listes pourront être constituées.L’avenir de l’Algérie ne se construira ni dans la démission, ni dans la peur, ni dans la résignation », a-t-il martelé, appelant à une mobilisation collective autour d’un projet de changement démocratique.
Enfin, le FFS entend porter aux prochaines élections un projet politique articulé autour de cinq priorités :
• Refonder l’État sur la légitimité démocratique
• Sortir de l’économie rentière vers une économie productive et souveraine
• Restaurer la justice sociale
• Préserver l’unité nationale dans le respect de la pluralité
• Redonner sens à la politique et à l’engagement citoyen
