Pour sa première session criminelle ordinaire pour l’année judiciaire 2026, cinquante-trois (53) affaires sont inscrites au rôle du tribunal criminel près la cour de Ghardaïa qui entamera la session à partir du 21 janvier et qui continuera à siéger jusqu’au 16 février 2026.
Ainsi, pas moins de quatre-vingt-quatre (84) inculpés, présumés criminels et délinquants, dont deux (2) femmes, sont impliqués dans les 53 affaires à juger.
Deux « mafieuses » dans le lot
Pour les deux (02) femmes qui font partie de ce lot d’accusés qui se présenteront au box des accusés, une est accusée de participation à une association de malfaiteurs activant dans la commercialisation de stupéfiants et de psychotropes, l’autre d’incitation de mineure à la débauche et de création de lieu de débauche et de prostitution.
Les autres affaires inscrites au rôle de cette session sont essentiellement relatives aux délits de meurtre avec préméditation, de viol et de viol sur mineur avec violence, d’attentat à la pudeur, de vol qualifié avec violence, d’homicide volontaire avec préméditation et guet-apens.
D’autres affaires liées aux délits d’association de malfaiteurs, d’incendie volontaire suivi de vol, de faux et usage de faux de documents administratifs, de confection et usage de cachets humides officiels d’administrations publiques, de confection et usage de faux documents officiels, ainsi que de violence et agression ayant engendré un handicap permanent font aussi, malheureusement, partie du lot des crimes et délits inscrits au rôle de cette session. Deux affaires concernent des opérations illégales d’introduction sur le territoire national et de transport de Subsahariens en situations illégales.
Trois (3) demandes de conversion de peine en travaux d’intérêt général seront par ailleurs examinées par la cour pendant cette session ainsi qu’une affaire de demande de restitution de biens saisis par la justice.
Les fléaux sociaux en hausse
Encore une fois, et malheureusement, il y a lieu de noter que la diversité des délits et le nombre sans cesse crescendo des affaires enrôlées renseignent, on ne peut mieux, de l’inquiétante et gravissime ascension de la criminalité, sous toutes ses formes, qui a tendance à se propager sournoisement à travers toutes les couches de la société et ce, malgré tous les efforts déployés par les services compétents en la matière.
Une étude exhaustive et approfondie des causes inhérentes à cette fulgurante propagation de la criminalité par des structures spécialisées et habilitées en la matière est plus que primordiale et ce, afin de prendre les mesures idoines, rationnelles et, surtout, draconiennes à l’effet d’inverser la tendance.
Nonobstant le fait que Ghardaïa soit devenue le lieu de transit obligé de tous les trafics, en ce que cela suppose comme immigration clandestine, contrebande de papiers et de drogue, il n’en demeure pas moins que le phénomène de la criminalité au sud du pays a pris ces dix dernières années des proportions telles que tous les voyants sont au rouge.
