À une semaine du mois de Ramadan, le Parlement s’apprête à trancher sur l’un des dossiers les plus sensibles de ce début d’année 2026 : la révision du Code de la route.
Ainsi et après avoir suscité une vive controverse et provoqué une mobilisation des transporteurs, le texte revient devant les députés pour un ultime examen des dispositions toujours en litige entre les deux chambres.
Une séance spéciale pour trancher les articles en litige
En effet, selon le calendrier arrêté lors de la réunion tenue lundi soir, une séance spéciale est programmée pour le mardi 24 février. Elle sera consacrée à l’examen et à l’adoption du rapport de la commission mixte paritaire concernant les articles en litige du projet de loi relatif au Code de la route. Cette étape interviendra après l’audition des représentants du gouvernement et l’étude de la nouvelle version élaborée par la commission conjointe.
L’objectif est d’aboutir à une formulation consensuelle des dispositions controversées afin de permettre l’adoption définitive du texte. La commission mixte paritaire, composée de membres de l’Assemblée populaire nationale et du Conseil de la nation, a été chargée de rapprocher les points de vue et de proposer une rédaction commune des articles faisant encore débat.
Un texte au cœur d’une vive polémique
Le projet de révision du Code de la route n’a pas laissé indifférent. Bien au contraire, il a suscité un véritable tollé parmi les professionnels du secteur des transports, donnant lieu à une grève des transporteurs qui a perturbé l’activité dans plusieurs wilayas. Les dispositions contestées, jugées trop sévères ou insuffisamment concertées par certains acteurs du secteur, ont ravivé le débat sur la méthode d’élaboration des textes réglementant une activité aussi sensible que le transport routier.
L’appel du Président à la concertation
D’ailleurs, lors de sa dernière entrevue avec les médias, diffusée samedi dernier, le Président de la République est revenu sur cette polémique. Il a estimé que si le ministère des Transports avait engagé des consultations approfondies avec ses partenaires sociaux et professionnels en amont, la situation n’aurait pas atteint le stade de la grève. Cette déclaration a été perçue comme un rappel à l’importance du dialogue et de la concertation dans l’élaboration des réformes touchant directement les citoyens et les opérateurs économiques.
Coordination entre les deux chambres
En parallèle, le Conseil de la nation a validé la liste nominative de ses membres appelés à siéger au sein de la commission mixte paritaire. Celle-ci doit entamer ses travaux à la fin de la semaine, en coordination avec ses homologues de l’APN, afin de statuer définitivement sur les articles en question.
D’ailleurs, les bureaux des deux chambres du Parlement – l’Assemblée populaire nationale et le Conseil de la nation – se sont réunis lundi pour arrêter les modalités de fonctionnement de la commission. La rencontre a permis de fixer les aspects organisationnels, notamment la date et le lieu de la première réunion, la nature de la commission ainsi que sa composition, incluant les membres désignés par les présidents des groupes parlementaires.
Un vote décisif
La séance du 24 février s’annonce ainsi déterminante pour l’issue du projet de loi sur le Code de la route. À travers cette programmation accélérée, le bureau de l’APN entend clore les dossiers prioritaires et garantir un traitement équilibré entre les impératifs législatifs et les attentes des acteurs concernés.
L’adoption finale du texte dépend désormais du compromis qui sera trouvé sur les dispositions encore en débat, dans un contexte marqué par une forte sensibilité sociale et politique autour de la réforme du secteur des transports.
