Le feuilleton de l’Assemblée générale de la Fédération algérienne de judo (FAJ) prend une tournure dramatique.
Entre communiqués contradictoires à minuit et désorganisation totale, la légende du judo algérien et championne olympique, Salima Souakri, n’a pas caché son indignation face à des méthodes managériales jugées indignes d’une institution nationale.
Le va-de-vient des communiqués : le coup de grâce de la FAJ
L’incompréhension est totale au sein de la famille du judo algérien. Alors que l’Assemblée générale de la FAJ venait d’être officiellement annoncée comme reportée, un revirement de situation pour le moins rocambolesque a eu lieu en pleine nuit. Par un nouveau communiqué diffusé à 23 h 30, l’instance fédérale a finalement annoncé le maintien de la réunion pour le lendemain matin.
Cette gestion « à la hussarde » a pris de court la majorité des membres de l’Assemblée générale. Pensant la session reportée, les représentants résidant à l’intérieur du pays avaient déjà repris la route pour rentrer chez eux. Comment la fédération pouvait-elle décemment imaginer que ces membres allaient être informés au milieu de la nuit, faire demi-tour et assister aux débats quelques heures plus tard ?
Salima Souakri indignée : « Une institution nationale mérite le respect »
Face à ce qui s’apparente à un amateurisme criant — ou à une manœuvre délibérée —, la réaction des figures emblématiques du sport algérien ne s’est pas fait attendre. La championne olympique Salima Souakri a exprimé sa profonde indignation face à des pratiques qui nuisent gravement à l’image de la discipline.
Pour la championne et ancienne ministre, une telle désorganisation ne peut qu’engendrer la confusion et porter un préjudice direct aux acteurs majeurs du judo national.
« Une institution nationale mérite une communication plus rigoureuse, plus respectueuse et plus responsable », s’insurgent les observateurs et soutiens de la championne, déplorant le manque de considération envers les membres ayant fait le déplacement des quatre coins de l’Algérie.
Vers une crise de gouvernance profonde ?
Ce nouvel épisode de communication chaotique met en lumière les failles structurelles de la gouvernance actuelle de la FAJ. En agissant de la sorte, la fédération s’attire les foudres des athlètes, des dirigeants de clubs et du public.
Alors que le judo algérien a besoin de sérénité et de rigueur pour briller sur la scène internationale, ce management opaque et improvisé risque de laisser des traces durables. L’appel à un retour à l’ordre, à la transparence et au respect des textes réglementaires est désormais lancé par les figures les plus respectées du sport national.
