La grève des transporteurs ( marchandises) impacte fortement l’opération de stockage de maïs dans la wilaya d’El Menéa.
Ainsi et alors que l’opération de culture de maïs en grains, dans la wilaya d’El Menéa, région foncièrement à vocation agricole, a été une totale réussite tant en termes de taux de quintaux récoltés (70 quintaux /h) que de celui de la surface cultivée (4280 hectares emblavées), pour une récolte record de plus de 250 000 quintaux, voilà qu’un évènement national des plus négatifs vient faire grincer toute celle belle machine : la grève nationale dans transporteurs.
L’intervention de l’armée réclamée
En effet, au moment où l’opération de transfert de production (maïs en grains) vers les silos de stockage par des camions de gros tonnage loués à des transporteurs privés a débutée dans de très belles conditions et que de grandes quantités à transférer sont encore au niveau des exploitations agricoles, les propriétaires de camions se sont mis en grève en réponse à l’appel de leur fédération dénonçant le nouveau code de la route. « Nous sommes otages de cette grève des transporteurs et si celle-ci perdure dans le temps, nous serons des victimes de cette grève avec la perte de notre production qui faute d’être mise à l’abri dans des silos adéquats va dépérir et pourrir sur place » nous informe un céréaliculteur d’El Menéa, contacté par téléphone.
Après un court instant de silence, et tout « en espérant que cette grève trouve rapidement son aboutissement, il appelle « les autorités locales à intervenir pour sauver la production de maïs en sollicitant, pourquoi pas, l’aide des camions de l’armée pour finir l’opération de transfert de la production vers les silos à grains. »
Pour rappel, les agriculteurs d’El Menéa, et ce à l’instar de ceux d’Adrar, ont répondu positivement à l’appel des hautes autorités du pays pour la culture du maïs en grains, considéré comme nouvelle feuille de route du gouvernement, à l’effet de réduire la facture d’importation des céréales, dont le maïs, intrant essentiel pour les aliments de bétail. à charge , maintenant pour les autorités locales de trouver les moyens idoines pour sauver cette production.


