L’arrivée des pluies et de la neige en ce début de l’année 2026 est rassurante pour les responsables des ressources en eau qui considèrent qu’elles sont de bon augure pour le remplissage des barrages et la régénération des nappes phréatiques.
Ainsi, la directrice centrale de l’ Agence nationale des barrages et transferts ( ANBT), Nadia Ouchar, qui intervenait dans l’émission » l’invité » de la Radio Chaîne 3, ce 6 janvier 2026, semble confiante.
Similaire à janvier 2025
En effet et en comparant le taux de remplissage au même moment en 2025, elle voit qu’il n’y a pas une grande différence. «En janvier 2025, ils étaient remplis à 34,8% et actuellement ils sont à 33,82% » avec une réserve de 2 milliards et 600 millions de mètres cubes », a-t-elle déclaré sur les ondes de cette chaîne nationale.
Elle a indiqué qu’il n’y a aucune inquiétude pour la suite car ce n’est que le début de la saison hivernale. Elle voit que les pluies annoncées participeront grandement au remplissage des barrages. Madame Ouchar a, en outre ajouté, qu’ assurer la sécurisation hydrique du pays est dans le viseur des hautes autorités du pays notamment avec le programme de réalisation de nouveaux barrages.
Dix nouveaux barrages annoncés
Au 81 ouvrages hydrauliques que possède le pays, a-t-elle répondu, dix nouveaux barrages sont annoncés par le ministre de l’hydraulique, M. Tahar Derbal, pour 2026. «C inq sont déjà en cours dont certains sont à la phase de la mise en eau. Il s’agit entre autres du barrage à Souk Ahras, deux à Tizi-Ouzou, à Khenchla, et à Annaba. Ce qui augmentera la capacité de stockage de 600 millions de mètres cubes « , a-t-elle confié. L’invitée de la Chaîne 3 a annoncé que le programme tracé par le ministère et l’ ANBT est d’une quarantaine d’étude de barrages pour les années à venir.
L’interconnexion en point nodal
En outre, Mme Ouchar a surtout axé son intervention sur l’interconnexion des barrages notamment dans les hauts plateaux pour assurer l’alimentation des populations en eau potable. Alors que la réalisation des stations d’eau de mer, a-t-elle souligné, est destinée à alimenter les habitants des régions côtières et pourrait même arriver à 150 kilomètres de la mer vers l’intérieur du pays tout en répondant que le problème ne se pose pas dans le sud du pays où il est recouru à l’exploitation des eaux souterraines.
L’ANBT à l’ère de la numérisation
Dans cet entretien, la directrice de l’ ANBT a évoqué le problème de l’envasement des barrages qui est un phénomène naturel dû à la nature des sols auquel des solutions sont mises en œuvre telle par exemple l’ouverture des vannes basses lorsque le barrage est rempli tel par exemple celui de Djorf Torba pour chasser la vase et gagner l’espace de stockage.
Au terme de son intervention, Mme Ouchar a estimé que la numérisation de l’ ANBT avance et elle a considéré que celle-ci permettra le suivi et la gestion des projets bien que ce moyen n’est qu’à l’état embryonnaire et suite aux directives du Président de la République M. Abdelmajid Tebboune, la numérisation est inévitable.
