Le programme national de renouvellement du parc d’autobus, lancé sur instruction du Président de la République Abdelmadjid Tebboune après la tragédie du bus d’El Harrach en août 2025, poursuit sa montée en cadence.
Ainsi, pas moins de 251 nouveaux bus viennent d’être réceptionnés aux ports d’Alger et de Djen Djen, portant le total des véhicules importés à 6 492 unités depuis le lancement de l’opération.
Des bus chinois de dernière génération
En effet, les 251 autocars fraîchement débarqués dans les ports algériens sont issus directement d’usines chinoises et répondent aux normes internationales de sécurité routière en vigueur. Leur réception a été assurée par les responsables de l’Entreprise publique de développement de l’industrie automobile (EPDIA), chargée de superviser l’ensemble de cette opération d’envergure nationale.
308 bus allemands en route vers l’Algérie
En outre, dans les prochaines semaines, 308 bus supplémentaires sont attendus dans les ports algériens. Ces autocars sont issus d’un partenaire industriel allemand, une référence historique sur les routes algériennes depuis l’arrivée des célèbres bus MAN au début des années 1980, dont la robustesse et la fiabilité sont restées gravées dans les mémoires. Avec cet apport, le parc importé atteindra le cap des 6 800 unités, sur un objectif final de 10 000 bus promis par le chef de l’État.
Une décision née de la tragédie d’El Harrach
Par ailleurs, ce programme de renouvellement massif du parc de transport en commun trouve son origine dans la catastrophe du bus d’El Harrach survenue en août 2025, qui avait mis en lumière de manière dramatique les risques liés à la vétusté du parc de transport public algérien.
En réponse immédiate, le Président Abdelmadjid Tebboune avait ordonné l’importation de 10 000 bus neufs, avec un double objectif : retirer dans un premier temps les véhicules âgés de plus de 30 ans, puis ceux dépassant les 20 ans dans une seconde phase.
Enfin, au-delà du renouvellement du parc de bus, cette dynamique devrait, selon les attentes des professionnels du secteur, s’accompagner de mesures complémentaires pour une réforme globale de la sécurité routière, notamment : l’autorisation pour les chauffeurs de taxi d’importer des véhicules de moins de cinq ans, avec exonération partielle de taxes, ainsi que le retrait de la circulation des fourgons de transport âgés de plus de 20 ans, dont la vétusté représente un danger avéré sur les routes nationales
