La « mise à mort » de la langue française et l’arabisation dans administrations publiques se poursuit en Algérie. Après le ministère de l’agriculture, c’est au tour de celui des Finances d’opérer sa mutation linguistique.
Ainsi et dans une note émanant du département de M.Abdelkrim Bouzred, la direction générale des impôts (DGI) est « sommée » de se mettre à la langue arabe dans ses diverses correspondances.
En effet, cette directive indique que tous les services relevant de ses compétences à travers les wilayas, les communes et les dairas , que, désormais, à partir du premier février, date de la diffusion de la correspondance, il est attendu que la langue officielle soit utilisée de manière la plus rigoureuse qui convient dans tous les documents de ces services.
Par ailleurs, l’instruction a limité aux utilisateurs de recourir à la graphie, calibri, 16 dans toutes leurs correspondances écrites. C’est dire que les ministres, les uns après les autres, sifflent la fin de la récréation à tous leurs représentants à de revenir à l’arabisation des tous les services où ils ont constaté un «laxisme et un recours abusif» de la langue française qui a pris place depuis près d’une trentaine d’années dans l’environnement de l’ Algérien.
Le moment est, donc, venu à passer à la formation des personnels qui ne maîtrisent pas assez la langue arabe où parfois certains concepts n’ont pas encore trouvé leurs équivalents dans la langue officielle. Il y a lieu de souligner que certains secteurs éprouvent des difficultés encore à remplacer la langue française dans certains de leurs documents. Cependant, dit-on, la langue offielle fait partie de la souveraineté nationale si bien qu’elle doit retrouver la place qui lui sied dans toutes les administrations.

