Le projet stratégique de la mine de plomb et de zinc d’Oued Amizour, dans la wilaya de Béjaïa, entre dans sa dernière ligne droite. Cependant, la problématique de l’indemnisation des expropriés se pose toujours.
Davant cet écueil, les pouvoirs publics à leur tête le chef de l’État, M.Abdelmadjid Tebboune, s’est voulu rassurant en affirmant que l’ensemble des expropriés seront indemnisés de manière juste et équitable.
Ainsi, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé que le lancement officiel du projet interviendra avant la fin du premier trimestre 2026, avec un démarrage effectif des premiers travaux de forage prévu pour la fin du mois de mars prochain.
Un projet minier lancé avec l’accord des citoyens
En effet, s’exprimant ce samedi soir lors de son entrevue périodique avec les représentants de la presse nationale, diffusée sur les chaînes publiques de télévision et de radio, le chef de l’État a souligné que ce projet ne sera engagé qu’avec l’adhésion des populations locales.
À ce titre, il a assuré que la régularisation de la situation foncière et l’indemnisation des propriétaires concernés par les expropriations sont arrivées à leur phase finale, ouvrant ainsi la voie au lancement des travaux dans un climat d’apaisement et de consensus.
Le président Tebboune a insisté sur le fait que l’exploitation du gisement d’Oued Amizour se fera « avec l’accord des citoyennes et des citoyens de la région », rappelant que l’État a accordé une attention particulière aux droits des propriétaires fonciers concernés. Cette approche, a-t-il expliqué, s’inscrit dans une volonté de concilier développement économique, justice sociale et acceptabilité locale des grands projets structurants.
Pour rappel, la mine d’Oued Amizour, qui renferme des réserves de zinc parmi les plus importantes au monde, constitue l’une des priorités du programme national de valorisation des ressources minières. Les travaux de forage attendus à la fin mars marqueront le véritable point de départ de l’exploitation de ce gisement longtemps resté à l’état de projet.
La mine d’Amizour, prochaine étape après Gara Djebilet
Pour le chef de l’État, les avancées enregistrées dans le projet de la mine de fer de Gara Djebilet ne représentent qu’une première étape. « Ce qui a été accompli à Gara Djebilet marque le début du parcours d’un État émergent, et la deuxième étape concernera la mine de plomb et de zinc d’Oued Amizour », a-t-il affirmé.
Dans ce sillage, il a indiqué que d’autres gisements similaires, situés dans les wilayas de l’Est et du Centre du pays, seront exploités à l’avenir afin de favoriser le développement local et de garantir une répartition équitable des richesses minières entre les régions.
Autres projets miniers et ferroviaires à l’horizon
Dans le même ordre d’idées, le président de la République a rappelé que la valorisation des ressources minières nationales repose également sur le développement des infrastructures de transport. C’est pourquoi, il a confirmé que le phosphate algérien atteindra le quai minier du port d’Annaba entre la fin de l’année 2026 et le premier semestre 2027, une étape clé pour la structuration de cette filière stratégique.
Par ailleurs, l’extension du réseau ferroviaire national se poursuit, avec des projets reliant les bassins miniers aux pôles industriels et portuaires, et ce, dans le cadre d’une vision intégrée visant à renforcer la souveraineté économique du pays et à diversifier ses sources de revenus hors hydrocarbures.
