L’Algérie prévoit la mise en service de neuf centrales solaires en 2026 et signe une avancée significative en matière de transition énergétique.
Ainsi, cette annonce a été faite lors de la 15ᵉ édition du Salon des Énergies Renouvelables, des Énergies du Futur et du Développement Durable (ERA).
Un évènement et des annonces
En effet et selon le ministère de l’énergie et des énergies renouvelables, cette capacité additionnelle s’inscrit dans un programme national visant 3 200 MW d’énergies renouvelables lors de sa première phase.
Lors de ce Salon, le département de Mourad Adjal, a souligné que le pays met le cap sur le photovoltaïques et compte réceptionner d’ici août 2026, une capacité cumulée de 1 480 MW.
Pour M.Khalil Hedna, directeur de l’information et de la communication au ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables, ces installations seront réceptionnées au cours du mois d’août prochain. Deux d’entre elles, situées à Laghouat dans la wilaya de Biskra et à Tendla dans la wilaya d’El Meghaier, entreront en service dès la fin janvier, avec une capacité de 200 MW chacune.
En outre et lors du même événement, il a été annoncé la livraison « prochaine » de la centrale à cycle combiné de Djelfa, dotée d’une capacité de 1 260 MW, pour le mois d’août. Cette installation avait connu un arrêt dans sa réalisation par l’entreprise espagnole Duro Felguera. Sonelgaz a engagé un arbitrage international contre la société, qui a perdu le procès et s’est vu infliger une amende de 54,2 M€. Avec ces annonces, l’Algérie est résolument tournée vers les énergies renouvelables afin d’effectuer sa mue énergétique.
Un carrefour dédié à la transition énergétique
Par ailleurs, l’ERA 2026 constitue un événement majeur dans le secteur des énergies renouvelables, où près de 100 exposants nationaux et internationaux, cet événement s’impose comme un carrefour stratégique dédié au mix énergétique et à l’accompagnement de la transition énergétique en Algérie.
En effet, la 15ᵉ édition du Salon ERA a été officiellement ouverte lundi au Centre des Conventions d’Oran, en présence de représentants d’institutions publiques, d’entreprises nationales et étrangères, ainsi que d’experts du secteur énergétique.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le directeur central HSE du groupe Sonatrach, Abdelkrim Ouamer, illustrant l’implication des grands groupes nationaux dans la dynamique de transition énergétique.
Le mix énergétique au cœur des priorités
Placée sous le thème du mix énergétique, cette édition met en lumière les avancées enregistrées dans les domaines des énergies renouvelables, de l’hydrogène vert et de la décarbonation.
À ce titre, le commissaire du Salon, Mendili Abdelmadjid, a souligné que le Salon ERA constitue un véritable carrefour stratégique, favorisant les échanges entre acteurs économiques et institutionnels. L’objectif affiché est clair : promouvoir les partenariats et les contrats de coopération, notamment entre les entreprises privées et les grands groupes nationaux.
Une participation multisectorielle et diversifiée
En outre, le Salon regroupe près d’une centaine de participants issus de secteurs variés, allant de l’énergie et de l’industrie à l’électricité, en passant par les banques et les assurances, témoignant du caractère transversal des enjeux liés à la transition énergétique.
De grands groupes énergétiques, à l’instar de Sonatrach et de ses filiales, prennent part à cette édition, aux côtés d’entreprises internationales venues des États-Unis, d’Italie et de Chine, illustrant l’intérêt croissant des investisseurs étrangers pour le marché énergétique algérien.
L’eau et la recherche scientifique également représentées
Dans le même esprit, le secteur des ressources en eau est représenté par plusieurs organismes spécialisés, notamment ADC, SEAAL, l’ANBT et le groupe Gerhyd. La dimension scientifique n’est pas en reste, avec la participation d’institutions de recherche telles que le CRTSE, le CDER, ainsi que des universités et écoles polytechniques, confirmant le rôle central de l’innovation et de la recherche dans la transition énergétique.
Un programme scientifique riche sur trois jours
En parallèle, le programme des conférences s’étalera sur trois jours et comprendra 19 communications et panels. Les débats porteront sur les aspects techniques liés à l’optimisation des projets, les questions organisationnelles, le cadre légal, ainsi que le partage d’expériences de terrain entre partenaires et opérateurs économiques.Ces échanges se déroulent avec la participation, notamment, de la Commission de Régulation de l’Électricité et du Gaz (CREG).
Une plateforme au service de la transition énergétique
Enfin, à travers cette 15ᵉ édition, le Salon ERA ambitionne d’offrir une plateforme d’échange privilégiée aux experts et décideurs afin d’identifier les défis du secteur énergétique, de proposer des solutions concrètes et d’accompagner les politiques publiques en matière de transition énergétique en Algérie.
Les organisateurs soulignent également l’importance de sensibiliser la jeune génération aux enjeux du développement durable, condition essentielle pour bâtir un modèle énergétique durable et inclusif.
