Les onze syndicats de l’éducation nationale constitués en une intersyndicale ont eu gain de cause auprès de leur tutelle au sujet de leur demande formulée le 27 janvier dernier au sujet des fonctionnaires concernés par le départ à la retraite à l’âge de 57 ans pour les hommes et à 52 ans pour les femmes.
Ainsi, ces partenaires sociaux, ont sollicité le ministre de l’éducation nationale à faire bénéficier des dispositions du décret 09-25 du 19 juillet 2025 établi suite à la mesure prise par le Président de la République M. Abdelmajid Tebboune au sujet des éducateurs qui bénéficient de 3 ans de « bonus » avant l’âge légal de 60 ans.
Seulement, le décret exécutif 74-26 daté du 14 janvier 2026 stipulait dans son article 4 que seules les personnes ayant atteint 57 ans pour les hommes et les femmes âgées de 52 ans au premier trimestre de l’année scolaire en cours qui devraient déposer leurs dossiers pour jouir de la retraite à partir du 31 août 2026.
Une «mesure exceptionnelle»
En effet et face cette restriction qui exclut les fonctionnaires nés à partir du mois de janvier, ces organisations syndicales, lors de leur rencontre le 28 janvier 2026 avec la commission de l’éducation nationale ont mis sur la table des discussions en vue d’accorder à cette catégorie de personnes ( nées à partir du mois de janvier et âgés de 57 ans et de 52 ans ) de bénéficier de ce bonus et demander leur départ en retraite le 31 août 2026 comme les autres fonctionnaires cités dans l’article 4.
Dans un communiqué de ce 7 février 2026, la tutelle dit avoir accepté cette revendication exceptionnelle pour ces personnels ( enseignants, directeurs d’établissements scolaires, censeurs, surveillants généraux issus du corps professoral). Et c’est ainsi qu’ils ont pour délai du 8 février 2026 jusqu’au 15 mars 2026. Le document a expliqué que passé ce délai, aucun dossier ne sera accepté. Par ailleurs, il est indiqué que les dossiers devront être déposés au niveau des administrations des établissements scolaires de ces demandeurs.
Une victoire, mais…
Cette nouvelle réjouit les fonctionnaires qui grinçaient les dents lorsqu’ils étaient exclus par l’article 4 du décret 74-26 du 14 janvier 2026. » Vraiment, je suis très content de bénéficier de droit d’autant plus que je n’aurai 57 ans que le mois de mars prochain. Après 38 ans de service, je suis au bout du rouleau. Je n’en peux plus. Je ne peux pas continuer une autre année de travail », répond un professeur d’enseignant moyen avec joie.
Le combat des syndicats est encore long car ils demandent toujours que cette mesure soit élargie à d’autres corps spécifiques tels les adjoints d’éducation et les surveillants généraux issus du corps des adjoints de l’éducation. Par ailleurs, ils luttent pour que les personnels de l’intendance et de l’économat soient intégrés dans les personnels de l’éducation.
