Au moment où la propagande marocaine fait feu de tous bois, au sujet de la « concrétisation» du projet mort-né du gazoduc Maghreb-Europe (GME), Rome vient de démolir en une seule phrase, les mensonges éhontés du Makhzen et ses relais.
Ainsi et lors de son intervention à la Conférence « Afrique du Nord : connecter les continents et créer des opportunités », organisée jeudi à Alger en partenariat entre la Banque d’Algérie et le Fonds monétaire international (FMI), le ministre italien de l’énergie, M.Gilberto Pichetto Fratin, a signifié en filigrane que le gazoduc marocain est sans aucun intérêt, par rapport au gazoduc transsaharien TSGP, porté par l’Algérie.
Un projet «stratégiquement déterminant»
En effet et selon l’agence italienne Nova News, qui rapporte le contenu de l’intervention de Gilberto Pichetto Fratin, ce dernier, a fait savoir que le projet de gazoduc transsaharien reliant le Nigeria à l’Algérie est «techniquement viable» et «stratégiquement déterminant», a-t-il souligné.
De plus et toujours selon Pichetto Fratin, le gazoduc transafricain Nigéria-Algérie, est non seulement « rentable » pour les pays africains concernés, mais également pour les marchés européens, soucieux de renforcer leur sécurité énergétique. «Ce projet figure parmi les plus importantes infrastructures énergétiques du continent africain»,a-t-il encore insisté. Plus tôt dans la journée du jeudi 5 février 2026, le ministre d’État des hydrocarbures et des mines, Mohamed Arkab, avait annoncé la «reprise effective» du gazoduc transsaharien TSGP et que l’Algérie et les pays concernés, à savoir le Nigeria et le Niger, font de ce projet stratégique leur priorité.
Pour rappel, le 26 janvier dernier, le Niger, à travers son président le Général Abdourahamane, avait officialisé la relance des travaux du gazoduc transsaharien TSGP, en affirmant que son pays « accorde la plus grande importance » à la concrétisation de ce projet, soutenant au passage que le Niger « valorise au plus haut point » les efforts de l’Algérie visant à mener à terme ce projet névralgique. Ces déclarations hautement positives et encourageantes de la part du chef de l’État du Niger, ne laissent plus aucun doute sur la reprise effective des travaux de ce gazoduc.
