En Algérie, les trois opérateurs de téléphonie mobile, à savoir Mobilis, Djezzy et Ooredoo en plus d’offrir une qualité de service plus que discutable, ils bafouent allègrement le droit des abonnés à avoir un semblant d’explication en cas de panne ou dysfonctionnement de leur réseau.
Ainsi et devant cette négligence manifeste, ces opérateurs ont droit à des mises en garde et autres sanctions de la part de l’Autorité de régulation de la poste et communications électroniques (ARPCE) et même de la part du ministère de la Poste et Télécommunications. Mais en vain. Devant cet état de fait, le ministre de la poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, vient encore de sévir à l’égard des trois opérateurs récalcitrants.
Les opérateurs soumis à un engagement écrit
En effet, ce mercredi 11 février 2026, Sid Ali Zerrouki a réuni les représentants de Djezzy, Mobilis et Ooredoo dans leur rappeller encore une fois qu’ils ont l’obligation d’améliorer la qualité des services, en les tenant «pleinement responsables» sur le plan juridique, tout en insistant sur le respect des cahiers des charges et des normes de couverture. Le ministre des PTIC ira plus loin, en soumettant les trois opérateurs mobile à un « engagement écrit », les contraignants à « tout mettre en œuvre » dans le but de corriger les lacunes constatées.
Par ailleurs, le ministre Zerrouki a insisté sur l’importance de communiquer régulièrement avec les citoyens et de les informer de tout dysfonctionnement technique ou travaux de maintenance programmés, ainsi que sur la nécessité d’assurer la couverture des axes routiers, en particulier dans le sud, avant le mois de juin.
Des opérateurs multi-récidivistes
Pour rappel, au mois d’août 2025, le même ministre, avait indiqué avoir insisté auprès des trois opérateurs de téléphonie mobile sur la nécessité de remédier aux déficiences constatées en matière de couverture, compte tenu des obligations contenues dans le cahier des charges, et ce, dans un délai de deux mois, sous peine de prendre toutes les mesures nécessaires prévues par la loi, en coordination avec l’ARPCE.
En décembre 2024, l’ARPCE avait décidé d’appliquer des sanctions financières d’un montant global de plus d’un milliard de dinars (1.053.325.166,30 DA), contre les trois opérateurs mobile. Dans le détail, ATM (Mobilis) devait s’acquitter de 721.802.502,42 DA, tandis que OTA (Djezzy) et WTA (Ooredoo) étaient respectivement redevables de 82.026.182,13 DA et 249.496.481,75 DA. C’est dire que ces opérateurs sont coutumiers des remontrances.
