L’Algérie a réceptionné, le 27 mars 2026, la première cargaison de moutons importés dans le cadre du dispositif national mis en place pour l’Aïd El Adha.
Une opération pilotée par le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, dirigé par Yacine El Mahdi Oualid, conformément aux instructions du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune
Un prix plafonné à 50 000 dinars
En effet, pour la deuxième année consécutive, l’Algérie engage une vaste opération d’importation de moutons destinés au sacrifice de l’Aïd El Adha, avec un objectif clair : permettre à chaque famille algérienne d’accomplir ce rite religieux à un prix accessible et plafonné.
Le chef de l’État a fermement fixé le prix de vente à 50 000 dinars maximum pour les ovins importés, en provenance d’Espagne, de Roumanie, du Brésil et d’Uruguay. Une décision saluée par des millions de citoyens, qui avaient largement bénéficié du même dispositif lors de l’Aïd El Adha 2025.
Tous les ports mobilisés
Par ailleurs, le ministère de l’Agriculture a annoncé que l’ensemble des ports nationaux sont opérationnels pour réceptionner les moutons importés dans le cadre des contrats d’achat conclus avec les pays fournisseurs.
Le ministre Yacine El Mahdi Oualid, a précisé que tous les moyens logistiques nécessaires ont été déployés pour assurer le bon déroulement de cette opération d’envergure.
À leur arrivée, les animaux font l’objet d’un double contrôle vétérinaire : un premier examen sanitaire effectué dans leurs pays d’origine, suivi d’une inspection à l’entrée du territoire algérien par les services vétérinaires nationaux.
Les bêtes sont ensuite acheminées dans des camions spéciaux vers des zones de stockage dédiées, où elles sont placées en quarantaine sanitaire avant leur distribution.
Distribution directe aux citoyens
Par la suite et une fois la quarantaine levée, les moutons importés seront distribués dans l’ensemble des communes du pays, où des dispositifs locaux de vente directe aux citoyens seront mis en place.
De nombreuses administrations publiques ont d’ores et déjà lancé des listes d’inscription pour permettre à leurs agents d’acquérir un mouton au prix réglementé, bien en deçà des tarifs pratiqués dans les marchés à bestiaux.
Le prix du mouton local en hausse
En parallèle de cette opération officielle, les prix du mouton local connaissent une nette hausse par rapport à l’année précédente. Des éleveurs et maquignons sillonnant les zones steppiques du pays estiment qu’un mouton de taille moyenne ne sera pas cédé à moins de 80 000 dinars lors de l’Aïd El Adha, célébrée dans environ deux mois.
Enfin, ce contexte renforce l’importance du dispositif présidentiel pour les ménages à revenus modestes. « Grâce aux moutons importés, des milliers de foyers ont pu célébrer l’Aïd l’an dernier. Sans cette initiative, quel fonctionnaire aurait pu sacrifier un mouton à plus de 50 000 dinars ? », témoigne un employé administratif dans un collège de Tizi-Ouzou.
