Algérie Télécom franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d’aménagement numérique.
Ainsi, l’opérateur historique vient de lancer une vaste campagne de recensement pour identifier les derniers quartiers non encore raccordés à l’Internet fixe par fibre optique (FTTH). Particularité de cette opération : elle repose sur une collaboration directe avec la société civile.
Les comités de quartier au cœur du déploiement du Très Haut Débit
Pour maximiser l’efficacité de ses prochains programmes d’extension de réseau, Algérie Télécom fait le choix du participatif. L’entreprise publique appelle officiellement les comités de quartier à devenir des acteurs clés de l’identification des zones prioritaires.
Un formulaire de recensement en ligne est d’ores et déjà accessible sur le site officiel de l’opérateur. Les contributions sont ouvertes jusqu’au 31 juillet.
Ce que doit transmettre la société civile :
- La localisation précise des zones non couvertes.
- Les caractéristiques démographiques de chaque région.
- Le nombre exact d’habitations à équiper et le taux de logements réellement occupés.
L’objectif affiché par l’opérateur est de coller au plus près des « besoins réels des citoyens » et de « poursuivre ensemble » la modernisation du réseau national.
Vers l’abandon définitif du réseau en cuivre d’ici 2027
Cette initiative s’inscrit dans la feuille de route stratégique de l’État algérien pour la généralisation de la technologie FTTH (Fiber to the Home). Selon les derniers chiffres officiels communiqués le 16 mai dernier par le ministre de la Poste et des Télécommunications, M. Sid Ali Zerrouki, l’Algérie compte actuellement :
- 7 millions de foyers connectés à l’Internet haut débit.
- Dont 3,4 millions de foyers déjà raccordés directement via la fibre optique.
La transition technologique s’accélère. Le ministre a confirmé que les travaux de remplacement de l’intégralité de l’ancien réseau classique en cuivre s’achèveront « vers la fin 2026, au plus tard au premier trimestre 2027 ».
Le numérique : Un choix stratégique à prix abordable
Malgré les lourds investissements financiers consentis par l’État pour moderniser ces infrastructures, les tarifs de l’Internet fixe en Algérie demeurent parmi les plus abordables au monde.
Pour le gouvernement, cette accélération n’est pas seulement économique, elle est « stratégique » et perçue comme une véritable « ligne de défense pour le pays ».
En alignant l’amélioration des services numériques sur les besoins des citoyens, des entreprises et des établissements scolaires, les autorités réaffirment un principe fondamental : l’équité sociale et régionale. L’accès à Internet doit désormais faire partie intégrante du quotidien de chaque Algérien, sans distinction géographique ou sociale.
