Un nouveau chapitre de la politique sociale algérienne s’ouvre ce dimanche 29 mars 2026.
Ainsi, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a officialisé l’entrée en vigueur d’un dispositif d’envergure visant à lever les barrières de la mobilité pour les citoyens aux besoins spécifiques.
Une tarification modulée selon le degré d’incapacité
Entre gratuité totale et réductions massives, ce plan d’action redéfinit les conditions de déplacement sur l’ensemble du territoire national.
Le dispositif, qui s’appuie sur la détention de la carte de « personne aux besoins spécifiques », segmente les avantages pour répondre aux besoins les plus pressants. Fait notable : ces droits s’étendent également à un accompagnateur par bénéficiaire, garantissant ainsi une assistance réelle dans les trajets quotidiens ou longue distance.
Le barème des prestations se décline comme suit :
• Gratuité Intégrale (100 %) :
• S’applique à l’ensemble des réseaux de transport urbain et semi-urbain.
• Concerne les transports routiers interurbains, ferroviaires et maritimes intérieurs pour les titulaires d’un taux d’incapacité compris entre 80 % et 100 %.
• Réduction de 80 % :
• Octroyée pour les trajets routiers, ferroviaires et maritimes aux personnes affichant un taux d’incapacité situé entre 50 % et moins de 80 %.
• Volet Aérien (Classe Économique) :
• Une réduction exceptionnelle de 80 % sur les vols domestiques est réservée exclusivement aux personnes présentant un taux d’incapacité de 100 %.
Un réseau de 66 partenaires institutionnels
Pour transformer ces annonces en réalité de terrain, le secteur de la Solidarité nationale a tissé une toile contractuelle dense. Ce ne sont pas moins de 66 conventions qui ont été paraphées avec les principaux opérateurs publics et stratégiques du pays. « Ce cadre contractuel garantit l’application rigoureuse des tarifs réduits et de la gratuité au sein des réseaux partenaires », précise le communiqué ministériel.
Parmi les signataires majeurs, on retrouve les piliers du transport national tels que :
• Air Algérie ;
• La SNTF (train) et la SETRAM (tramway) ;
• L’ETUSA et les entreprises publiques de transport de voyageurs (Est, Centre, Ouest) ;
• La Société d’exploitation du métro d’Alger.
L’État, garant de l’équilibre financier
Afin de ne pas fragiliser la santé financière des opérateurs de transport, le ministère de la Solidarité nationale a tenu à apporter une précision cruciale : le coût de ce dispositif est intégralement supporté par le budget de l’État.
Les crédits alloués au secteur de la solidarité couvriront ainsi le manque à gagner généré par ces mesures sociales. Cette stratégie de compensation directe assure la pérennité du service et encourage les opérateurs à maintenir une qualité d’accueil optimale pour cette catégorie de passagers.
