Les services d’hygiène relevant des communes en Algérie sont régulièrement pointés du doigt par les citoyens.
Ainsi, à Dely Brahim, dans la wilaya d’Alger, cette problématique prend une tournure particulièrement préoccupante.
Une menace directe pour les écoliers
En effet, depuis plusieurs mois, les habitants du quartier Djenane Achabou dénoncent la présence d’une décharge sauvage qui s’étend le long du trottoir. Une situation jugée intolérable par les riverains, qui accusent ouvertement le manque de réactivité des services de la voirie.
À proximité immédiate des établissements scolaires, des amas d’ordures s’accumulent à ciel ouvert, dégageant des odeurs nauséabondes et occupant une grande partie de l’espace piétonnier.
Face à cette situation, les écoliers sont contraints d’emprunter la chaussée pour contourner les déchets, les exposant ainsi à des risques réels d’accidents. Les habitants dénoncent une situation dangereuse qui pourrait, selon eux, entraîner des drames.
Des alertes ignorées par les autorités
Malgré de multiples signalements, notamment de la part des résidents de la cité ENPI, aucune intervention concrète n’a été enregistrée jusqu’à présent. Les habitants affirment avoir interpellé à plusieurs reprises les services de l’APC de Dely Brahim, sans résultat.
Cette absence de réaction alimente un sentiment d’abandon et d’indignation au sein de la population locale.
Une atteinte à la mémoire nationale
Autre élément qui suscite la colère : le site concerné porte le nom de « Mériem Bouatoura », figure emblématique et martyre de la Révolution nationale. Pour les habitants, l’état d’insalubrité dans un lieu portant un tel symbole constitue une atteinte grave à la mémoire des martyrs. Ils rappellent que la législation algérienne, notamment la loi 07/99 relative au moudjahid et au chahid ainsi que l’article 148 bis 1 du code pénal, sanctionne tout outrage à leur mémoire.
