À l’approche de la rentrée sociale et scolaire 2026-2027, la prise en charge des troubles du spectre de l’autisme (TSA) franchit un cap décisif en Algérie.
Lors d’une réunion stratégique tenue ce mercredi 12 août 2026, le Premier ministre Sifi Ghrieb a ordonné le déploiement d’une campagne nationale de dépistage précoce de l’autisme dans l’ensemble des établissements d’enseignement du pays.
Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’exécution des directives du Président de la République, visant à faire de l’inclusion sociale et de la protection des catégories vulnérables une priorité absolue de l’État.
Dépistage précoce de l’autisme à l’école : un tournant pour l’inclusion en Algérie
Longtemps confrontée au manque de structures de diagnostic précoce et à des parcours d’intégration complexes, la prise en charge de l’autisme en Algérie connaît une impulsion institutionnelle majeure.
La campagne nationale annoncée par le Premier ministre vise à identifier dès les premiers cycles scolaires les enfants présentant des troubles du comportement ou du développement cognitif. Ce diagnostic précoce permettra de :
- Détecter rapidement les besoins spécifiques des élèves sur tout le territoire national.
- Mettre en place un accompagnement médico-pédagogique adapté en concertation avec les professionnels de santé et le secteur de l’Éducation nationale.
- Réduire le retard de prise en charge, facteur déterminant dans le développement et l’autonomie de l’enfant autiste.
Intégration scolaire : accélération de l’ouverture de classes spéciales
Pour répondre aux défis de la scolarisation des enfants vivant avec un handicap ou des troubles neurodéveloppementaux, le gouvernement ne se limite pas au dépistage. Sifi Ghrieb a exigé une évaluation immédiate des besoins matériels et humains afin d’accélérer l’ouverture de nouvelles classes spéciales dans les trois cycles d’enseignement (primaire, moyen et secondaire).
Cette démarche cherche à garantir un parcours scolaire continu et sécurisé aux enfants TSA, évitant ainsi la déscolarisation et soulageant des milliers de familles souvent contraintes de se tourner vers le secteur privé ou associatif.
Une prise en charge spécifique et pédagogique
En effet, le chef de l’État, avait en octobre 2025, mis en exergue le fait de «tout mettre en œuvre» , afin de prémunir les enfants d’un quelconque «traumatisme psychologique», lors du séjour de soin au niveau de ces centres, tout en insistant sur la nécessité de garder «un lien fort», avec la cellule familiale. «Le président de la République, a ordonné de veiller, dans le cadre des programmes pédagogiques, à ce que cette catégorie ne soit pas affectée psychologiquement par l’éloignement des parents durant les périodes de prise en charge au sein de ces centres», est-il mentionné dans le communiqué de la Présidence.Ces orientations, entrent dans le cadre d’un projet de Plan national dédié à l’autisme, diligenté par un comité multisectoriel composé du ministère de la Santé, de l’Éducation nationale, de la Solidarité nationale et de la Formation professionnelle
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