À la veille du mois sacré de Ramadan, les services de la direction de l’action sociale et de solidarité (DASS) en étroite collaboration avec Algérie Poste (AP), s’affairent à verser la prime de solidarité aux familles nécessiteuses.
Ainsi, à Ghardaïa et l’instar des autres régions du pays, cette allocation est déjà versée aux familles concernées. C’est du moins ce qu’indique à JUST-INFODZ, un cadre local d’AP.
18 899 familles bénéficiaires
En effet et selon notre source, toutes les dispositions ont été prises afin de permettre aux familles démunies de percevoir leur prime avant le début du mois sacré. « Nos services ont procédé aux virements d’un montant de 10 000, 00 DA sur chacun des comptes personnels de 18 899 familles bénéficiaires de la prime de solidarité Ramadan de l’année 2026 », tout en précisant que ceux-ci les ont perçus de deux sources différentes.
Ainsi et d’après notre interlocuteur, les comptes de 17834 familles ont été approvisionnés par le budget du ministère de la solidarité nationale et 1165 par le Fonds de la Zakat (Sandouq Ezzakat). Une semaine avant l’entame du mois sacré de Ramadan, ces familles inscrites sur le fichier de solidarité des dix communes de la wilaya de Ghardaïa, perçoivent cette aide de l’État en toute discrétion.
Le «cash» fait des heureux !
Pour rappel, auparavant, cette opération consistait à l’attribution à des familles nécessiteuses d’un couffin empli de produits de large consommation comme l’huile, le sucre, la tomate concentrée, les pâtes et les détergents. Ce mode d’attribution qui a été largement dénoncé pour son atteinte à la dignité des familles nécessiteuses, a été converti en un virement postal, au moins une semaine avant l’entame du mois de Ramadhan, d’une somme arrondie de 10 000,00 DA.
« Avant, à l’approche du mois de Ramadan, on nous donnait un sachet en plastique rempli de quelques denrées alimentaires, dont en grande partie, ne répondaient pas à nos besoins», se désole une citoyenne rencontrée au guichet d’une poste de Ghardaïa, ajoutant « à présent, avec cette somme qui nous soulage quelque peu, d’abord c’est à nous de décider de quel produit avons-nous besoin et libre à nous de l’acquérir, et surtout grâce à la discrétion résultante de cette opération , de préserver notre dignité qui n’a pas de prix. »
