Le siège de l’unité principale de la Protection civile de Ghardaïa, « Chahid du devoir sergent Belaouar Amar » situé à Bouhraoua a vécu dimanche une journée particulière, en commémoration de la journée internationale de la Protection civile, fêtée le 1er mars de chaque année.
Ainsi, des festivités rehaussées par la présence des autorités civiles et militaires, à leur tête Abdellah Abi Nouar, le wali de Ghardaïa ainsi que de plusieurs chefs de daïra, de présidents d’APC, d’élus aux deux chambres du parlement , de notables et de personnalités de la société civile.
En effet, reçu à l’entrée de la caserne par le colonel Nabil Rabhi, directeur de la protection civile de la wilaya de Ghardaïa, qui lui a présenté les diverses équipes d’intervention de ce corps, le wali et la délégation qui l’accompagne ont ensuite écouté les détails sur le nombre et la densité des opérations exécutés par les diverses unités composant le corps de la protection civile de la wilaya de Ghardaïa.
Le «clou» de la visite , après celle des divers engins et matériels, reste incontestablement celle de l’unité amphibie avec ses douze (12) plongeurs et quinze (15) embarcations semi rigides, et l’équipe cynophile avec ses trois (3) chiens renifleurs de race Malinois.
Constituée de 12 plongeurs, dont 2 activant dans la daïra de Guerrara, à 130 km au nord-est de Ghardaïa, 1 plongeur –officier à Berriane à 45 km au nord du chef-lieu de wilaya, et 7 plongeurs, dont 3 officiers au niveau de l’unité principale de Ghardaïa, l’équipe de plongée a été constituée au lendemain des graves inondations vécues par la région la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2008. Elle a depuis sa création permis de sauver la vie à plusieurs personnes bloquées par les oueds en crue ou tombés dans des puits ou des marres d’eau sahariennes.
Dans la salle des conférences du siège de la protection civile de Ghardaïa, après une courte allocution de bienvenue à l’assistance, le colonel Nabil Rabhi, directeur de la protection civile de la wilaya de Ghardaïa, a rappelé les nobles missions dévolues à son corps de métier avec tous les sacrifices induits par les dangers inhérents aux divers types d’interventions. Il a, à ce propos, rappelé et rendu hommage à tous les sapeurs-pompiers qui ont consenti le sacrifice suprême pour sauver des vies humaines.
Prenant la parole, Abdellah Abi Nouar, le wali de Ghardaïa a pour sa part rappelé que le corps de la protection civile de l’Algérie est reconnu et classé aux premières places à l’international. « Intervenant aux quatre coins du globe, dans toutes les catastrophes qu’elles soient des inondations, des tremblement de terre ou autre, nos pompiers sont très appréciés partout pour leur haut degré de maîtrise. C’est dire le niveau atteint par nos sapeurs-pompiers. »
Vint ensuite le traditionnel tour de remise de grades à plusieurs nouveaux promus à divers échelons de responsabilité dont le responsable de notre source d’information , en l’occurrence Fethi Benrahal , le chargé de communication de la direction de la protection civile de la wilaya de Ghardaïa, élevé au grade de Lieutenant. Un ancien directeur de l’unité de la protection civile de Zelfana, à 75 km au sud de Ghardaïa, admis à la retraite a été honoré et son cadeau lui a été remis personnellement par le wali him self.
Pour rappel, l’Algérie qui a adhéré à l’Organisation internationale de la Protection civile (OPIC) le 20 février 1976, conformément à l’ordonnance n° 76-16, et qui a eu à subir dans son histoire récente des catastrophes naturelles majeures, notamment le séisme du 10 octobre 1980 qui a ravagé la région de Chlef (El Asnam à l’époque), ainsi que les inondations de Bab El Oued, le séisme qui a ébranlé la région de Boumerdes et les inondations qui ont ravagé en octobre 2008 la vallée du M’zab, avait déjà engagé un travail de réflexion sur les méthodes à adopter et les moyens à engager pour faire face à ce type de catastrophes. Un comité interministériel a été créé à cet effet. Ce qui avait alors permis d’identifier et de classer les 14 risques naturels et technologiques susceptibles de se produire dans notre pays et d’instituer une base juridique, qui ont été depuis, réduits à 10 risques .
