La revendication de l’accès au départ en retraite anticipée fait tache d’huile au sein de la Fonction publique en Algérie.
Après les enseignants et le corps de l’Éducation nationale, une autre catégorie réclame de bénéficier de cette mesure : les praticiens de la santé publique. Ces derniers ne cessent de demander, eux aussi, une réduction de l’âge légal de départ à la retraite.
La FNTS monte au créneau
En effet, la centrale syndicale de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), par le biais de sa Fédération nationale des travailleurs de la santé (FNTS), a adressé un courrier au ministre afin de relancer cette revendication, jugée tout à fait légitime.
Le syndicat a indiqué que cette question est actuellement sur la table du ministre. Dans cette missive, signée par le secrétaire général de la fédération, M. Réda Aït Taleb, il est demandé la mise en place d’un « groupe de travail » chargé de formuler des propositions pour parvenir à une solution satisfaisante pour ces travailleurs qui exercent une mission noble dans des conditions souvent difficiles.
Les professionnels de la santé font face quotidiennement à des contraintes physiques et psychologiques importantes, liées à la complexité de leurs fonctions, aux gardes nocturnes répétées et aux interventions parfois délicates.
Une réduction d’« au moins » trois ans réclamée
Par ailleurs, le syndicat souhaite que les travailleurs de la santé puissent bénéficier d’une réduction significative de l’âge de départ à la retraite avant d’atteindre 60 ans, à l’image des travailleurs du secteur de l’Éducation, un domaine tout aussi sensible que celui de la santé.
Les initiateurs de la correspondance espèrent que leur demande recevra un écho favorable auprès du ministre, dont ils saluent la franchise et l’ouverture au dialogue. Ils se disent également disposés à participer aux rencontres de concertation attendues.
En clair, les syndicalistes réclament une réduction d’au moins trois années pour les travailleurs du secteur, d’autant plus que les départements de l’Éducation et de la Santé relèvent tous deux de la Fonction publique.
Il convient de rappeler, enfin, que d’autres syndicats du secteur ont, à plusieurs reprises, exprimé diverses doléances concernant le statut particulier des professionnels de la santé. Les rédacteurs de la correspondance reconnaissent toutefois que la commission de dialogue installée par le ministre accomplit un travail considérable pour aplanir les situations restées en suspens depuis des années.


