La décision du ministère de l’Éducation nationale de réduire le troisième trimestre scolaire à seulement 20 jours d’enseignement effectif continue de susciter une vague d’interrogations et d’indignation.
Face à cette situation inédite, le Secrétariat national du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), vient de réagir en exprimant sa « profonde inquiétude » quant aux « conséquences graves » qui pourraient selon cette formation politique, découler de cette décision.
Troisième trimestre réduit à 20 jours : une décision qui choque
En effet, le département dirigé par Mohamed Seghir Saâdaoui a surpris la communauté éducative en annonçant une compression significative du calendrier pédagogique.
À partir de la reprise des cours prévue le 4 février, le troisième trimestre ne compterait plus que 20 jours d’enseignement effectifs, soit une réduction de près de 20 jours par rapport au calendrier habituel.
Cette décision, présentée par le ministère comme un « ajustement » visant à garantir de bonnes conditions d’organisation pour les examens nationaux, est loin de faire l’unanimité.
Le RCD tire la sonnette d’alarme
Dans une déclaration rendue publique ce dimanche 22 mars 2026, le Secrétariat national du RCD a exprimé sa « profonde inquiétude » face aux « conséquences graves » que pourrait engendrer cette réduction du temps pédagogique.
Selon le parti présidé par Atmane Mazouz, cette mesure ne peut qu’avoir un impact négatif sur la qualité des apprentissages et compromettre le principe d’égalité des chances entre les élèves.
Le RCD dénonce par ailleurs une « compression excessive des programmes » qui transforme, selon lui, l’acte d’enseigner en une simple course contre la montre, au détriment d’un véritable processus de construction des savoirs et des compétences.
Plus grave encore, le parti estime que cette décision revient à faire dépendre le sort des élèves de « calculs conjoncturels ou d’agendas politiciens et idéologiques étroits », constituant ainsi une dérive inacceptable par rapport à la vocation républicaine de l’école. « Nous considérons que l’école ne doit ni être un terrain d’expérimentation ni un espace de règlements de comptes, mais bien un pilier fondamental de la construction de la société », affirme le RCD.
Les quatre exigences du RCD au ministère
Face à cette situation, le RCD exhorte le ministère de l’Éducation nationale à prendre quatre mesures concrètes :
- Réhabiliter le temps pédagogique comme élément fondamental de la qualité de l’enseignement
- Préserver l’école de toute forme de polarisation politique et idéologique
- Associer la communauté éducative — enseignants et experts — à l’élaboration des politiques éducatives
- Placer l’intérêt de l’élève au cœur de toute réforme ou décision
