Face à la prolifération des véhicules de loisirs et aux risques d’accidents, la commune de Bab Ezzouar tape du poing sur la table.
Ainsi, un nouvel arrêté communal interdit désormais l’utilisation et la location de trottinettes électriques, vélos, motos et voitures pour enfants dans les parcs et places publiques, sous peine de sanctions.
Sécurité routière : Bab Ezzouar serre la vis dans les parcs et promenades
La municipalité de Bab Ezzouar a décidé de reprendre le contrôle de ses espaces de détente. Par le biais de l’arrêté communal n°81, signé le 30 juin 2026, le président de l’Assemblée populaire communale (APC) a prononcé une interdiction stricte concernant l’usage et la location de plusieurs types de véhicules de loisirs.
Sont directement visés par cette mesure :
- Les trottinettes électriques
- Les vélos électriques
- Les motos
- Les voitures de loisirs miniatures pour enfants
Cette interdiction s’applique immédiatement au sein du célèbre parc Brose Tito, mais également sur toutes les places publiques, les zones de détente et l’ensemble des lieux de promenade de la commune.
Lutte contre le commerce informel et les pratiques illégales
Derrière cette décision radicale, les autorités locales affichent une volonté claire : mettre un terme à l’anarchie et aux pratiques commerciales illicites. Depuis plusieurs mois, la location non réglementée de ces engins s’était multipliée dans le parc Brose Tito, transformant parfois les espaces piétons en véritables zones de danger pour les familles et les enfants en bas âge.
« Cette décision s’inscrit dans le cadre du maintien de l’ordre, de la tranquillité publique et de la sécurité des citoyens », rappellent les services de l’APC, s’appuyant sur les textes législatifs encadrant les collectivités locales.
Des exceptions strictes et de lourdes sanctions prévues
Où ces véhicules restent-ils autorisés ?
Tout n’est pas interdit pour autant. L’arrêté de l’APC précise que cette restriction ne s’applique pas aux parcours et circuits spécialement aménagés et réservés à cet effet. En dehors de ces zones balisées, toute activité de location est considérée comme illégale.
Quelles sanctions pour les contrevenants ?
La commune prévient que toute infraction à cette nouvelle réglementation exposera les auteurs (loueurs clandestins comme utilisateurs) à des poursuites et des sanctions strictes prévues par la loi en vigueur.
Pour veiller au grain et appliquer cette mesure de sécurité publique, une action coordonnée est mise en place. Le secrétaire général de la commune, les services de la Gendarmerie nationale, la Sûreté publique ainsi que la Sûreté urbaine sont mobilisés, chacun dans son domaine de compétence, pour mener des contrôles réguliers sur le terrain.

