Alors que l’Algérie célébrait hier, avec fierté, l’anniversaire de son indépendance, un fait divers d’une horreur et d’une barbarie inouïes à Tébessa est venu assombrir les festivités.
En effet, le 2 juillet 2026, en plein scrutin législatif, un commando armé a pris pour cible la demeure du capitaine de l’ALN Maâmar Chorfi. Si le moudjahid de 96 ans a survécu à ses blessures, sa fille de 55 ans a perdu la vie lors de cet assaut.
Le récit d’un lâche assaut en plein jour
Le drame s’est noué jeudi dernier dans la commune de Chéria. Profitant de l’effervescence liée aux élections législatives, plusieurs individus armés ont orchestré un cambriolage au domicile du vieil homme. Selon les premiers éléments, les assaillants n’ont pas hésité à user d’une violence extrême : le capitaine Maâmar Chorfi a été sauvagement tabassé, tandis que sa fille, qui veillait quotidiennement sur lui, a été abattue.
Face à l’urgence absolue de sa situation médicale et aux multiples traumatismes subis, le nonagénaire a dû être évacué en urgence de Tébessa vers l’hôpital Ibn Rochd à Annaba, où il a été placé en soins intensifs.
Maâmar Chorfi : La mémoire vivante de Chéria
Cette agression a suscité une vive émotion, tant la victime est une figure respectée de la guerre de Libération nationale. Né en 1930, Maâmar Chorfi a pris les armes dès 1957 dans la zone d’Ouled Abla. Membre de la tribu des Ouled Saïdan, il s’est forgé une réputation de courage au cours de multiples combats face à l’armée coloniale française, des affrontements dont il portait encore les cicatrices. Ce père de famille, qui avait trois enfants, se retrouve aujourd’hui endeuillé par la perte de sa fille unique.
Une vague d’indignation nationale
L’annonce de ce crime odieux a provoqué un véritable séisme local. L’organisation des moudjahidine de Tébessa a immédiatement condamné l’attaque avec la plus grande fermeté, apportant son soutien indéfectible à la famille du défunt capitaine.
Sur la toile, la colère des citoyens est palpable. Les réseaux sociaux sont inondés de messages d’indignation réclamant justice. Les internautes et les militants locaux exhortent les forces de l’ordre à accélérer l’enquête afin de capturer les coupables et d’appliquer les sanctions pénales les plus lourdes.
Où en est l’enquête ?
L’affaire connaît ses premiers rebondissements, bien que la prudence reste de mis. Des informations locales évoquent l’arrestation de deux suspects, âgés respectivement de 22 et 61 ans. Les services de sécurité et la justice n’ont cependant pas encore communiqué officiellement sur ces détentions, alors que la traque d’éventuels complices se poursuit.
Preuve de la gravité de l’affaire, le wali d’Annaba s’est déplacé ce dimanche au chevet du moudjahid, accompagné des responsables du comité de sécurité de la wilaya. Cette visite officielle visait à garantir que le haut gradé de l’ALN bénéficie de la meilleure prise en charge médicale possible.
