Décédé vendredi à l’âge de 86 ans, le Moudjahid et ancien ministre du tourisme et de l’artisanat, Abdelwahab Bakelli a été inhumé samedi au cimetière Ba Abdellah d’El Atteuf.
Ainsi, accompagné à sa dernière demeure par une immense foule, toute drapée de blanc immaculée, à leur tête, Abdellah Abi Nouar, le wali de Ghardaïa, accompagné du P/APW, Slimane Hadj Saïd, des responsables des corps sécuritaires de la wilaya, du sénateur Nasreddine Baba Addoune, de députés de Laghouat, de Constantine et de Abderrahmane Boukermouche, député de Ghardaïa et du « Nadher El Awkaf El Ibadia », El Hadj Yahia Baamara , le défunt a été mis en terre après lecture d’une lettre de condoléances adressée par le ministère des Moudjahidines.
En effet, le troisième personnage de l’état, en l’occurrence le président de l’assemblée nationale (APN), M. Brahim Boughali, enfant de Béni Izguène (Ghardaïa), était présent et a tout fait pour éviter les paparazzis, affirmant à son entourage être venu en tant que citoyen et non en qualité de président de l’APN. Sa présence au milieu de la foule et non aux côtés des officiels l’atteste.
Issu d’une famille foncièrement conservatrice de la vallée du M’zab, Abdelwahab Bakelli Ben Cheikh Abderrahmane est né le 16 juillet 1940 à Berriane, à 45 km au nord de Ghardaïa. En 1947, il intègre l’école coranique « El Feth » avant d’obtenir son certificat d’études primaires en 1954. C’est à Tunis qu’il poursuivra ses études secondaires où il obtiendra son baccalauréat en 1961. Son baccalauréat en poche, il a été envoyé par le FLN en Italie, avec un groupe d’étudiants algériens pour poursuivre ses études universitaires dans la ville de Milan.
Rentré au pays après l’indépendance, il a occupé des postes de responsabilités notamment au sein de la société nationale de l’électricité et du gaz (ex EGA) en qualité de cadre supérieur, chef de service central et ce de 1964 à 1975, avant d’être versé dans les rangs des chefs de daïra poste qu’il a occupé dans plusieurs villes du pays.
En 1987, il est élu à l’assemblée nationale comme député représentant la daïra de Ghardaïa avant d’être appelé et nommé en 1992, comme ministre du tourisme et de l’artisanat dans le gouvernement de Belaïd Abdeslam. Il s’est ensuite complètement retiré de toute activité politique se réservant à l’écriture, publiant plusieurs ouvrages et aux activités associatives.
