Un violent accident de la circulation a fait quatre morts et deux blessés graves ce lundi matin à Bordj Badji Mokhtar, chef-lieu de wilaya situé à 2 200 kilomètres au sud d’Alger.
Ainsi, la tragédie s’est produite à 8h40 sur la route nationale N°6, rappelant une fois de plus la dangerosité persistante des axes routiers du Grand Sud algérien.
Une collision d’une violence extrême
En effet, deux Toyota double cabine se sont percutées de plein fouet, dans des circonstances qui restent à établir. Le choc a été d’une telle intensité que les six occupants des deux véhicules se sont retrouvés prisonniers des tôles enchevêtrées. Les équipes de l’unité principale de la protection civile de Bordj Badji Mokhtar ont immédiatement été mobilisées. Face à la gravité des dégâts matériels, elles ont dû déployer un matériel de désincarcération complet pour extraire, difficilement, les corps des victimes.
Les corps de quatre personnes ont été retirés sans vie des épaves. Leurs dépouilles ont été acheminées vers le service de médecine légale de l’hôpital mixte « Chahid Tati-Ghali » du chef-lieu de wilaya.
Les deux survivants, grièvement blessés, ont été transférés en urgence vers les urgences médico-chirurgicales du même établissement, où ils ont été immédiatement pris en charge par l’équipe médicale.
Le Sud algérien, un axe routier meurtrier
La brigade de gendarmerie de Bordj Badji Mokhtar a ouvert une enquête afin de déterminer les causes et circonstances exactes de l’accident. Vitesse excessive, fatigue au volant, état de la chaussée : toutes les pistes seront examinées.
Cet accident relance le débat sur la sécurité routière dans les wilayas du sud. Les routes nationales reliant les chefs-lieux de ces territoires désertiques — souvent longues, rectilignes et peu équipées — sont le théâtre de tragédies récurrentes. La distance considérable qui sépare ces régions des grands centres urbains complique davantage les opérations de secours et la prise en charge médicale des victimes.
