L’Algérie et l’Italie poursuivent le renforcement de leur partenariat économique.
Le 2 mars dernier, l’ambassadeur d’Algérie à Rome, Mohamed Khelifi, a pris part à une rencontre économique organisée à Fabriano, dans la région italienne des Marches.
En effet, à l’issue de cette réunion, les deux parties ont convenu de la tenue prochaine d’un forum d’affaires à Ancône, capitale régionale et principal port de l’Adriatique centrale, afin de traduire l’intérêt affiché par des initiatives concrètes.
Un climat d’affaires mis en avant
Ainsi, la rencontre, initiée par la municipalité de Fabriano en coordination avec le président du Centre culturel islamique local, Abdelkader Magri, a rassemblé des représentants des autorités locales, des chefs d’entreprise ainsi que des universitaires. Elle s’inscrit dans les efforts déployés par l’ambassade pour consolider la diplomatie économique et approfondir la coopération bilatérale au niveau régional.
Dans son intervention, l’ambassadeur a présenté un panorama détaillé de l’économie algérienne, mettant l’accent sur les réformes engagées pour améliorer le climat des affaires et sur les incitations destinées aux investisseurs étrangers. Il a souligné la volonté d’Alger de diversifier son économie en favorisant les investissements productifs et les projets à forte valeur ajoutée, notamment dans les secteurs industriel, énergétique et manufacturier.
Mohamed Khelifi a également invité les opérateurs économiques de la région des Marches à explorer les opportunités offertes par le marché algérien, rappelant la position stratégique de l’Algérie en tant que passerelle naturelle entre l’Europe et l’Afrique.
L’annonce d’un futur forum d’affaires à Ancône vise ainsi à créer un cadre structuré de mise en relation directe entre entreprises algériennes et italiennes, dans la perspective de partenariats durables.
Des échanges commerciaux proches de 9 milliards d’euros
Cette dynamique diplomatique s’appuie sur des échanges économiques déjà soutenus.Selon les données publiées récemment par Agenzia Nova, le volume des échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Italie a atteint près de 9 milliards d’euros entre janvier et août 2025.
Dans le détail, les exportations italiennes vers l’Algérie se sont élevées à 1,93 milliard d’euros, enregistrant une progression de 11,7 % par rapport à la même période en 2024. De son côté, l’Italie a importé pour 7,05 milliards d’euros de produits algériens, un chiffre en léger recul de 3,6 %.
L’Algérie demeure aujourd’hui le premier partenaire commercial de l’Italie dans la région MENA, principalement grâce aux livraisons de gaz acheminées via le gazoduc Transmed, mais aussi aux flux directs liés à la raffinerie sicilienne d’Augusta, propriété de Sonatrach.
Une progression marquée du GNL algérien
Les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL) vers l’Italie ont connu une nette accélération en 2025. Elles affichent une hausse de 50 % par rapport à 2024, permettant à l’Algérie de capter près de 21 % du marché italien du GNL.
Toujours selon l’agence Nova, 47 cargaisons de GNL algérien ont été réceptionnées par l’Italie en 2025, sur un total de 221 cargaisons déchargées dans les terminaux italiens. À titre de comparaison, en 2024, l’Algérie avait expédié 31 cargaisons sur 150, représentant 20,7 % du total.
