Coup de tonnerre dans le paysage associatif algérien. L’APOCE, la puissante association de défense des consommateurs dirigée par Mustapha Zebdi, annonce la suspension de sa page officielle après un sérieux rappel à l’ordre du ministère de l’Intérieur. .
L’Association de protection et d’orientation du consommateur et de son environnement (APOCE), menée par son emblématique président Mustapha Zebdi, semble vivre ses dernières heures de gloire sur la scène publique.
Ce jeudi 16 juillet 2026, l’organisation a surpris sa communauté en annonçant la fermeture imminente de sa page officielle sur les réseaux sociaux, suivie par près de deux millions d’abonnés. Une décision radicale qui intervient dans un climat de vives tensions avec les autorités publiques.
Un adieu laconique sur les réseaux sociaux
C’est par un message extrêmement court, s’apparentant à un SMS, que l’organisation a choisi de communiquer la nouvelle à ses millions de followers :
« Cette page va être suspendue. Merci et portez-vous bien. »
Aucune autre explication n’a été fournie par les administrateurs de la page. Pourtant, pour les observateurs de la scène publique algérienne, ce retrait soudain n’a rien d’un hasard. Il s’agit de la suite logique d’un bras de fer engagé avec le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, l’organe chargé de la régulation et de la surveillance des associations en Algérie.
L’affaire de la pastèque : la goutte d’eau qui a fait déborder le vase
Au cœur de cette discorde nationale : les récentes sorties médiatiques de l’APOCE, particulièrement ses interventions liées aux rumeurs sur la qualité des pastèques locales. Des prises de parole jugées disproportionnées et nuisibles par les pouvoirs publics, alors que l’Algérie cherche à valoriser sa production nationale.
Le ministère de l’Intérieur, sous la direction de Said Sayoud, a réagi avec une fermeté inédite à travers un communiqué officiel sans équivoque. Le département ministériel a directement accusé l’association de Mustapha Zebdi de dévier de sa trajectoire légale.
Les reproches formulés par le ministère de l’Intérieur :
- Dépassement de prérogatives : L’association est accusée de s’immiscer dans des dossiers de sécurité alimentaire qui ne relèvent pas de ses compétences.
- Non-respect des canaux officiels : Les autorités rappellent que l’APOCE doit soumettre ses doléances directement aux institutions habilitées plutôt que d’alimenter la polémique sur la place publique.
- Entrave à l’économie nationale : En diffusant des alertes jugées infondées, l’association aurait franchi une « ligne rouge », nuisant directement aux efforts de relance économique et compromettant l’exportation des produits agricoles algériens.
Quel avenir pour la défense des consommateurs en Algérie ?
L’arrêt des activités numériques de l’APOCE marque un tournant majeur. Considérée pendant des années comme le porte-voix des citoyens face à la vie chère et aux anomalies commerciales, l’association paie aujourd’hui le prix d’une communication jugée trop offensive par l’État.
Alors que la page aux 2 millions d’abonnés s’apprête à s’éteindre, une question reste entière : s’agit-il d’un simple repli stratégique de Mustapha Zebdi ou de la dissolution définitive de la plus puissante association de consommateurs du pays ? Les prochains jours devraient apporter des clarifications décisives.
Lien permanent : https://just-infodz.com/ymmz
