Face à la prolifération de formations professionnelles proposant des ateliers pratiques hors du cadre légal en Algérie, le ministère de la Santé tape du poing sur la table.
Dans un communiqué officiel récent, les autorités sanitaires rappellent une règle fondamentale : toute activité médicale, thérapeutique ou pratique sur autrui doit impérativement s’exscrire au sein d’établissements de santé ou de structures dûment agréées.
Cette mise en garde intervient alors que les annonces se multiplient sur les réseaux sociaux et le web, ciblant un public en quête de reconversion ou de perfectionnement rapide.
Des dérives préoccupantes dans des lieux non autorisés
Le phénomène touche particulièrement des espaces non conventionnés pour des actes de soins. Sont directement visés par l’alerte ministérielle :
- Les hôtels et structures touristiques souvent loués pour des séminaires de formation intensive.
- Les salles de conférences et de formation privées ou publiques non habilitées.
- Les espaces de co-working ou domiciles transformés temporairement en cabinets de soins.
Ces infrastructures ne répondent à aucune des normes strictes d’hygiène, de sécurité et d’équipement exigées pour la prise en charge de patients ou la réalisation de gestes invasifs.
Injections, laser, dentisterie : Les domaines à haut risque
Le ministère attire particulièrement l’attention sur les formations hybrides — associant théorie en ligne et pratique en présentiel — qui s’improvisent dans des domaines ultraspécialisés. Les actes les plus fréquemment concernés par ces dérives illégales englobent :
- La médecine esthétique et dermatologique : Injections d’acide hyaluronique ou de toxine botulique, séances de laser, peelings profonds.
- La haute technologie médicale : Manipulation de dispositifs médicaux ou paramédicaux complexes sans supervision qualifiée.
- L’art dentaire : Formations en implantologie dentaire et soins parodontaux dispensées en marge des facultés et cliniques autorisées.
Pratiquer ces interventions sans diplôme reconnu ou dans des conditions inadéquates expose les « patients » cobayes à des complications graves (infections, nécroses, réactions allergiques sévères, séquelles esthétiques irréversibles).
Sanctions et tolérance zéro pour protéger les citoyens
Pour endiguer ce phénomène qui menace la santé publique, le ministère de la Santé hausse le ton. En étroite collaboration avec les autres départements ministériels et les services de sécurité, des mesures coercitives rigoureuses seront appliquées.
Toute structure ou individu pris en flagrant délit d’organisation ou de participation à des formations non conformes s’expose à des poursuites judiciaires immédiates. L’objectif affiché est clair : restaurer l’ordre réglementaire et garantir une sécurité sanitaire irréprochable aux citoyens face aux marchands d’illusions de la santé connectée.
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