Le paysage économique algérien s’apprête à franchir un cap majeur. Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a officialisé la signature d’un accord historique entre le géant américain Skechers et la société algérienne Tradifoot.
L’objectif ? Implanter en Algérie la toute première usine de production de la marque en Afrique. Au-delà du prestige industriel, ce mégaprojet s’annonce comme un puissant levier de création d’emplois et de transfert de compétences pour la main-d’œuvre locale.
Un boom de l’emploi industriel attendu pour 2027
L’ouverture de cette unité de production, prévue pour le premier trimestre 2027, va dynamiser le marché de l’emploi en Algérie. Si le nombre exact de postes directs n’a pas encore été totalement chiffré, l’envergure du projet laisse présager le recrutement de centaines d’opérateurs, de techniciens et de cadres algériens.
Avec une capacité de production colossale estimée à deux millions (2 000 000) de paires de chaussures par an, l’usine aura besoin d’une force de travail locale importante pour faire tourner ses lignes de fabrication. De plus, le projet affiche un taux d’intégration locale de 40 %, ce qui signifie que de nombreux emplois indirects seront également créés chez les fournisseurs et sous-traitants algériens (matières premières, logistique, emballage).
Formation d’excellence et transfert de savoir-faire
L’autre point fort de cet accord réside dans la valorisation du capital humain. Les recrues algériennes ne se contenteront pas d’exécuter des tâches de production :
• Formations certifiantes : La main-d’œuvre locale bénéficiera de programmes de formation pointus, directement dispensés par des experts et formateurs internationaux de chez Skechers.
• Transfert de technologie : Les employés algériens seront initiés aux technologies de pointe et aux méthodes de management d’une marque mondiale.
• Normes internationales : Ce partenariat garantit une montée en compétences alignée sur les standards mondiaux les plus stricts de l’industrie de la chaussure.
Cette expertise acquise par les travailleurs algériens va durablement moderniser le secteur manufacturier national et accroître l’employabilité des jeunes diplômés et techniciens.
De l’emploi local à des perspectives de carrières internationales
Le plan de développement de l’usine Skechers en Algérie se fera en deux étapes stratégiques, ouvrant la voie à des évolutions de carrière stimulantes pour les futurs salariés :
1. Phase 1 (Dès 2027) : Consommation locale. La production servira d’abord à satisfaire les besoins du marché algérien et à remplacer les importations.
2. Phase 2 (Dès 2028) : Cap sur l’export. Dès la deuxième année d’exploitation, l’usine exportera ses produits vers les marchés africains.
Cette ambition d’exportation transformera l’Algérie en un hub industriel régional. Pour les employés, cela se traduira par des opportunités de carrières à l’international, notamment dans les métiers du commerce extérieur, de la logistique internationale et du management de la chaîne d’approvisionnement (supply chain).
Un signal fort pour l’investissement en Algérie
Pour le ministre Kamel Rezig, ce partenariat entre Tradifoot et la délégation américaine (menée par Douglas Parker, vice-président financier, et Daniel Levy, vice-président des ventes internationales) confirme l’attractivité nouvelle du pays.
Cette installation concrétise les réformes économiques menées par le président de la République pour diversifier l’économie. En choisissant l’Algérie comme base africaine, Skechers envoie un signal vert aux autres multinationales : le climat des affaires y est désormais stable, productif, et soutenu par une main-d’œuvre locale qualifiée et prête à relever les défis de l’industrie de demain.
