Coup de théâtre au sein du système éducatif. Ce jeudi 10 septembre, le ministère de l’Éducation nationale a officiellement acté l’annulation de l’ensemble des mesures annoncées à la fin du mois de juillet dernier.
Ce revirement intervient à la suite d’un arrêté ministériel diffusé la veille, mercredi soir, abrogeant l’arrêté n°20 daté du 28 juillet 2026, qui encadrait les horaires et les coefficients dans l’enseignement secondaire général et technologique.
Un recul sur les dossiers sensibles
Les décisions avortées avaient suscité de vives réactions en raison de leur portée. Parmi les dispositions balayées par ce nouveau texte figurent la suppression de l’épreuve de philosophie pour les élèves des classes de terminale de la filière mathématiques.
Concrètement, ce rétablissement de situation remet en cause l’ensemble des circulaires liées à l’organisation du baccalauréat et aux modifications de programmes imposées dans les classes de seconde et de troisième année secondaire. Le ministère opte pour un retour aux sources en remettant en vigueur le décret n°186 du 23 mars 2006. Une disposition clé de ce texte fait son grand retour : l’enseignement de la philosophie est de nouveau officialisé pour l’ensemble des filières. En revanche, du côté des langues au lycée, la configuration demeure inchangée.
L’arbitrage du Conseil des ministres
Ce rétablissement de situation trouve son origine directe dans les hautes sphères de l’État. Le nouveau texte réglementaire découle des orientations fixées lors de la dernière réunion du Conseil des ministres. À cette occasion, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, était intervenu pour exhorter le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Sghir Sadaoui, à « éloigner l’école des luttes idéologiques ». Le chef de l’État avait également rappelé une règle cardinale : toute modification d’envergure touchant au secteur éducatif doit impérativement faire l’objet de débats et être tranchée au niveau du Conseil des ministres.
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