Face aux défis de la sécurité sanitaire nationale, le Groupe SAIDAL ajuste sa stratégie de gouvernance. Le Conseil d’administration vient de nommer un second Directeur général aux côtés du Professeur Mourad Belkhelfa. Qui est-il et quels sont les enjeux de cette direction bicéphale ?
Un duo de choc pour piloter les projets stratégiques de Saidal
C’est un tournant managérial majeur pour le fleuron de l’industrie pharmaceutique algérienne. Réuni ce mardi 14 juillet 2026 à son siège, le Conseil d’administration du Groupe SAIDAL a acté le renforcement de sa direction centrale.
Conformément aux dispositions des articles 639 et 641 du Code de commerce, l’entreprise publique n’est désormais plus pilotée par un, mais par deux Directeurs généraux.
Ce binôme de direction se structure ainsi :
- Professeur Mourad Belkhelfa : Actuel Directeur général, il continue de veiller sur les orientations globales du groupe.
- Monsieur Younes Bouarara : Nouvellement nommé Directeur général, il aura la lourde tâche de suivre la réalisation des projets stratégiques sur le terrain et de rattraper les retards de mise en œuvre.
Younes Bouarara connaît la maison SAIDAL sur le bout des doigts. Avant cette nomination, il occupait le poste de Directeur général adjoint (DGA). Son expertise interne est perçue comme le levier idéal pour accélérer la cadence des investissements prioritaires.
Pourquoi SAIDAL mise-t-il sur deux dirigeants ?
L’objectif de cette restructuration est clair : gagner en efficacité et en rapidité. Certains programmes d’investissement prioritaires ayant enregistré des retards, la présence de deux décideurs de haut niveau permettra une répartition claire des rôles.
Pendant que la gestion courante et la vision scientifique globale sont maintenues, le second PDG se consacrera exclusivement au respect des délais, au suivi rigoureux des chantiers et à l’atteinte des objectifs opérationnels.
Les 3 grands chantiers de la nouvelle direction
Cette réorganisation coïncide avec l’entrée de SAIDAL dans une phase de développement cruciale pour l’indépendance thérapeutique de l’Algérie. Le duo Belkhelfa-Bouarara devra concrétiser trois mégaprojets :
1. La production locale de matières premières
Pour réduire la dépendance aux importations et sécuriser les circuits d’approvisionnement, SAIDAL accélère le développement et la fabrication locale des principes actifs (matières premières pharmaceutiques).
2. La localisation des traitements innovants (Oncologie)
Le groupe ambitionne de produire localement des thérapies de dernière génération pour des pathologies lourdes, notamment les traitements contre le cancer, garantissant ainsi un accès plus rapide et moins coûteux pour les patients algériens.
3. L’Institut algérien de thérapie cellulaire et génique
Il s’agit du projet le plus futuriste du groupe. Véritable pôle technologique, cet institut structurant doit propulser l’Algérie dans l’ère de la médecine régénérative et des thérapies avancées.
Un signal fort pour la sécurité sanitaire nationale
À travers cette double direction, SAIDAL s’aligne directement sur les ambitions de l’État algérien en matière de souveraineté sanitaire. En confiant les rênes opérationnelles à un duo complémentaire, le groupe public s’arme pour transformer ses promesses industrielles en réalités concrètes, selon les standards d’efficacité les plus exigeants.
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