Le projet intégré de phosphate (PPI) entre officiellement dans sa phase de réalisation sur le terrain.
Mercredi 12 août 2026, au siège de Sonatrach, le gouvernement algérien et ses partenaires internationaux ont scellé des accords décisifs pour lancer ce complexe minier et industriel à haute valeur ajoutée.
C’est un tournant majeur pour l’économie algérienne. Sous la présidence de M. Mohamed Arkab, ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, et en présence de plusieurs membres du gouvernement ainsi que des ambassadeurs de Chine et d’Italie, la cérémonie de signature des contrats d’exécution marque le lancement effectif de l’un des plus grands méga-projets structurants du pays.
Deux contrats stratégiques scellés avec CHEC et SAIPEM
Pour concrétiser ce projet d’envergure, le groupe Sonatrach a conclu deux accords d’ingénierie et de construction majeurs :
- Extension portuaire à Annaba : Le premier contrat, attribué à la société chinoise China Harbour Engineering Company (CHEC), concerne la réalisation des infrastructures portuaires dédiées à l’exportation et à la logistique.
- Complexes industriels et miniers : Le second contrat a été signé avec la compagnie italienne SAIPEM pour la construction des installations sur les sites stratégiques de Bled El Hadba (wilaya de Tébessa) et de Oued Keberit (wilaya de Souk Ahras).
Ce second volet sera exécuté sous la formule EPC Fast Track, un mode de réalisation accéléré destiné à réduire au maximum les délais de livraison.
Un calendrier ambitieux : Premières productions attendues dès 2027
Le ministre d’État, M. Mohamed Arkab, a rappelé que ce projet traduit sur le terrain les orientations du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à valoriser les ressources naturelles, stimuler l’industrialisation locale et créer une industrie transformatrice forte.
Grâce au mode Fast Track, le calendrier prévisionnel fixe des échéances très rapprochées :
- Premier trimestre 2027 : Démarrage de la production de phosphate enrichi.
- Quatrième trimestre 2027 : Lancement de la production d’engrais et de produits chimiques dérivés.
Une chaîne de valeur intégrée pour l’indépendance économique
Le méga-projet repose sur un modèle d’intégration complète combinant le potentiel du bassin phosphaté oriental et les ressources nationales en gaz naturel. Il s’articule autour de quatre piliers indissociables :
- L’extraction minière au niveau de la mine de Bled El Hadba (Tébessa).
- L’enrichissement du phosphate via des unités dédiées.
- La transformation chimique au sein du complexe de Oued Keberit (Souk Ahras).
- La chaîne logistique, s’appuyant sur l’extension du port de Annaba et la modernisation du réseau ferroviaire.
Souveraineté alimentaire, emplois et rayonnement international
Au-delà de la valorisation minérale, ce projet revêt un enjeu stratégique pour l’Algérie :
- Sécurité alimentaire : La production locale d’engrais phosphatés et azotés couvrira l’intégralité des besoins du secteur agricole national.
- Diversification économique : En passant de l’exportation de matières brutes à celle de produits finis à forte valeur ajoutée, l’Algérie augmente ses recettes hors hydrocarbures.
- Développement local : Le projet générera des milliers d’emplois directs et indirects, stimulant l’économie des wilayas de l’Est algérien.
- Transfert de technologie : Les partenariats avec les géants chinois et italiens reposent sur un modèle d’échange d’expertises et de renforcement du contenu local.
En concrétisant ce chantier gigantesque, l’Algérie pose les jalons d’un pôle industriel régional de premier plan, affirmant son rôle d’acteur incontournable sur le marché mondial des engrais et de la chimie.
Lien permanent : https://just-infodz.com/b6z4
