La descente aux enfers est finie pour les victimes d’un escroc sans scrupules à Béjaïa. Les éléments de la deuxième sûreté urbaine ont réussi à mettre fin aux agissements d’un individu de 43 ans.
Ce dernier exploitait la détresse de familles de détenus en se faisant passer pour un bras long de l’administration capable d’influencer les décisions de justice. Retour sur une affaire de duperie qui secoue la région.
Le mode opératoire : la détresse humaine comme levier d’extorsion
L’enquête a démarré sous l’impulsion du parquet de Béjaïa, après le dépôt d’une plainte par une femme de 55 ans particulièrement vulnérable. Son fils étant incarcéré à la prison de Oued Ghir, elle cherchait désespérément une solution pour le faire libérer.
C’est alors que le suspect est entré en scène. En utilisant une fausse identité et en prétendant détenir une influence majeure, il lui a promis l’acquittement de son fils. La contrepartie ? Plusieurs versements d’argent directement sur son compte postal (CCP).
Des victimes multiples prises au piège
Les investigations minutieuses menées par les enquêteurs ont rapidement démontré que la quinquagénaire n’était pas un cas isolé. Une seconde victime s’est manifestée auprès des services de police pour dénoncer le même stratagème :
- Usurpation de fonction : Le suspect se présentait systématiquement comme un haut fonctionnaire de l’État.
- Trafic d’influence fictif : Il promettait d’intercéder en faveur de la victime pour faire basculer l’issue de son procès.
- Traces financières : Les fonds étaient là encore versés sur le même compte postal, ce qui a grandement facilité le travail d’identification des enquêteurs.
Fin de cavale et présentation devant la justice
Grâce aux preuves numériques et aux signalements des victimes, les forces de l’ordre ont localisé et interpellé le quadragénaire.
Une procédure pénale rigoureuse a été initiée à son encontre pour perception frauduleuse de fonds par abus de pouvoir et usurpation de fonction. Présenté devant les autorités judiciaires compétentes en comparution immédiate, le suspect a été placé en détention provisoire en attendant son procès.
Les autorités rappellent qu’aucune transaction financière directe ou virement de compte à compte ne peut influencer une décision de justice. En cas de doute ou de tentative de chantage, le réflexe reste de contacter immédiatement les services de sécurité (Police ou Gendarmerie) via les numéros verts gratuits.
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