Plusieurs années après le sacre de l’Algérie à la CAN 2019, Faouzi Ghoulam revient sur son absence et les critiques qui ont suivi.
Longtemps resté discret sur un épisode qui avait suscité de nombreuses interrogations, Faouzi Ghoulam a décidé de s’exprimer.
Ainsi, l’ancien latéral gauche du Napoli s’est confié récemment au média italien Fanpage pour évoquer les circonstances de son absence lors de la Coupe d’Afrique des nations 2019, remportée par l’Algérie en Égypte.
Une décision dictée par l’état physique
En effet, à l’époque, certains observateurs avaient interprété ce forfait comme un manque d’engagement, une lecture que l’international algérien juge aujourd’hui profondément injuste.
À l’approche de la compétition continentale, Ghoulam sortait d’une longue période marquée par de graves blessures contractées avec Naples. Le défenseur reconnaît que sa condition physique ne lui permettait pas d’aborder une compétition aussi exigeante. « À l’approche de la CAN, je n’étais tout simplement pas dans une condition physique optimale. Je ne me sentais pas prêt à relever les défis intenses qu’impose une telle compétition », a-t-il confié.
Pour lui, la décision de ne pas participer relevait avant tout d’un respect du groupe. « Par respect pour le collectif, il n’aurait pas été juste que je prenne la place d’un coéquipier qui méritait davantage d’être sur le terrain que moi à ce moment-là. »
Une fierté intacte pour l’Algérie
Au-delà de cette polémique, Ghoulam rappelle que son attachement à l’Algérie n’a jamais été remis en cause dans son esprit. Lui qui avait choisi les Fennecs après avoir évolué avec les Espoirs français affirme avoir toujours assumé ce choix. « Mon choix était dicté par le cœur et j’en suis fier, notamment devant mon père », a-t-il expliqué.
Avec 37 sélections et cinq buts sous le maillot national, l’ancien Stéphanois assure aujourd’hui suivre la sélection algérienne avec la même passion qu’un supporter, fier du parcours des Verts sur la scène internationale.
