Une nouvelle réglementation régissant la déclaration de devises et de valeurs par les voyageurs vient de paraître au Journal officiel n° 51.
Signé par le ministre des Finances, cet arrêté ministériel modifie et complète le texte du 20 juillet 2026. Numérisation, contrôle renforcé et élargissement des biens à déclarer : découvrez les principales nouveautés à connaître absolument avant votre prochain voyage.
La déclaration électronique devient la norme
C’est l’une des évolutions majeures de ce nouveau texte : la souscription préalable en ligne.
Si la déclaration écrite demeure obligatoire à l’entrée comme à la sortie du territoire national auprès des bureaux de douane compétents, l’arrêté stipule clairement que les voyageurs doivent désormais effectuer cette démarche principalement par voie électronique, et ce, avant même leur arrivée au poste douanier.
Sur place, les services douaniers mettent à disposition des formulaires physiques qui doivent être scrupuleusement remplis, signés, puis enregistrés pour assurer un suivi rigoureux.
Plus seulement du cash : Métaux précieux et pierres gemmes sous contrôle
Si les opérations de change concernaient traditionnellement les espèces, le champ d’application de la déclaration s’élargit nettement. La formalité ne se limite plus aux seuls :
- Billets de banque et pièces de monnaie ;
- Instruments de paiement au porteur ;
- Effets de commerce, titres et valeurs négociables ou endossables.
Désormais, les métaux précieux et les pierres précieuses transportés par les voyageurs lors de leurs déplacements font explicitement partie des avoirs devant être obligatoirement déclarés.
Voyageurs non-résidents : Le justificatif de change obligatoire à la sortie
Pour les voyageurs non-résidents souhaitant réexporter des sommes en devises importées mais non dépensées en Algérie, le contrôle se durcit. Pour quitter le territoire avec ces fonds, ils doivent impérativement présenter :
- La déclaration de devises initiale souscrite à leur entrée ;
- Un visa (tampon/attestation) délivré par un guichet de la Banque d’Algérie, une banque intermédiaire agréée ou un bureau de change officiel.
Ce document sert de preuve irréfutable des opérations de change légales effectuées durant leur séjour dans le pays.
Pouvoirs accrus pour la Douane et traçabilité renforcée
Le texte renforce l’autorité des agents des douanes, désormais habilités à exiger tout document ou renseignement jugé utile. Les inspecteurs pourront notamment interroger les voyageurs sur l’origine exacte des fonds et leur destination finale.
Par ailleurs, une base de données centralisée des déclarations en monnaie nationale et étrangère est mise en place. Elle regroupe :
- L’identité, l’adresse et les documents de voyage du passager ;
- L’itinéraire (provenance, destination, lieu de départ) ;
- Les montants déclarés, mais aussi l’identité du bénéficiaire et du destinataire réels ;
- L’historique des infractions : fausses déclarations, montants dissimulés ou non-respect des procédures.
Un maillage contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme
Cette réforme s’inscrit pleinement dans les standards internationaux de transparence financière. L’arrêté précise que les données collectées feront l’objet d’échanges aux niveaux national et international.
Toutes les informations — qu’il s’agisse des déclarations conformes ou des infractions constatées — seront transmises à l’organe national spécialisé dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Lien permanent : https://just-infodz.com/60tn
