L’Algérie franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses partenariats énergétiques internationaux.
Lors d’une rencontre à Alger, la Société financière internationale (IFC) a exprimé un intérêt marqué pour le développement de projets éoliens en Algérie et pour la mobilisation de l’expertise algérienne au service de la transition énergétique en Afrique.
Un partenariat axé sur l’éolien et l’Afrique
En effet, l’un des points abordés lors de la rencontre a été porté par la Société financière internationale, Son vice-président pour la région Afrique, Éthiopis Tafara, a affirmé l’intérêt de l’IFC pour l’exploration de nouvelles opportunités de coopération avec le secteur algérien de l’énergie et des énergies renouvelables, autour de deux axes majeurs.
Au niveau national, l’IFC a proposé un projet de partenariat dédié au développement de la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne, un segment appelé à jouer un rôle croissant dans la diversification du mix énergétique algérien. À l’échelle continentale, l’institution financière internationale a souligné l’importance de s’appuyer sur l’expertise algérienne pour accompagner les pays africains confrontés à un déficit important d’accès à l’électricité.
L’Algérie, un partenaire énergétique fiable
Dans ce contexte, le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, M. Mourad Aadjali, a rappelé les atouts structurels de l’Algérie, mettant en avant l’expérience accumulée tout au long de la chaîne de valeur énergétique, de la production au transport et à la distribution de l’électricité et du gaz. Il a également souligné l’orientation stratégique de l’État vers les énergies propres, notamment à travers le programme national visant 15 000 MW de capacités renouvelables à l’horizon 2035. Le ministre a réaffirmé la volonté de l’Algérie de se positionner comme un partenaire stratégique pour le développement énergétique en Afrique, en contribuant à l’élévation du taux de raccordement à l’électricité sur le continent.
Le potentiel éolien encore sous-exploité
En outre, l’intérêt de l’IFC pour l’éolien trouve un écho particulier dans le potentiel national. Selon des experts du secteur, l’Algérie disposerait d’un gisement éolien offshore estimé à près de 18 GW, capable de soutenir la création d’une nouvelle filière industrielle maritime, génératrice d’emplois qualifiés et contribuant à la décarbonation de l’économie.
Les études identifient notamment l’Ouest du pays, ainsi que les corridors Tizi Ouzou–Boumerdès et Skikda–Jijel, comme des zones prometteuses pour le développement de projets éoliens. Ce potentiel pourrait répondre à la croissance de la demande électrique au Nord du pays, tout en préservant les ressources gazières et en soutenant les capacités d’exportation.
Vers une concrétisation opérationnelle
Enfin, la rencontre s’est conclue par un accord entre les deux parties pour l’organisation de sessions de travail techniques, réunissant experts financiers et spécialistes du secteur énergétique. L’objectif est de traduire ces intentions en partenariats concrets et opérationnels, au service de la transition énergétique nationale et du développement durable en Afrique.
