En réponse aux revirements diplomatiques du gouvernement espagnol sur le dossier du Sahara occidental, le Parti Populaire (PP) d’Alberto Núñez Feijóo multiplie les offensives de communication.
L’opposition de droite adopte une posture offensive, ciblant fermement les concessions accordées au pouvoir marocain.
Des accusations de capitulation diplomatique
La direction du Parti Populaire dénonce une soumission jugée inadmissible face aux pressions exercées par Rabat. Selon le PP, l’alignement sur la position marocaine constitue une rupture historique avec la tradition de neutralité active de la politique étrangère espagnole.
- Opacité des accords : Le PP critique le manque total de transparence concernant les contreparties promises ou obtenues par Madrid.
- Souveraineté et sécurité : L’opposition accuse le gouvernement de céder sur des questions stratégiques fondamentales, notamment la gestion des espaces aériens, les frontières maritimes et la pression migratoire aux enclaves de Ceuta et Melilla.
- Affaiblissement institutionnel : Les dirigeants de la droite espagnole soutiennent que l’Espagne s’est placée en position de faiblesse structurelle face au Makhzen.
Le dossier Pegasus et les zones d’ombre
Un autre axe majeur des critiques du PP repose sur l’affaire d’espionnage Pegasus, ayant visé les téléphones portables du président du gouvernement et de plusieurs ministres. Le Parti Populaire sous-entend régulièrement que cette intrusion informatique pourrait avoir laissé des moyens de pression aux services marocains, expliquant selon eux l’évolution radicale des positions espagnoles.
En adoptant ce ton acéré, le PP cherche à se poser en garant de l’intérêt national et de la souveraineté territoriale, tout en promettant de revoir les équilibres diplomatiques en cas de retour au pouvoir à Madrid.
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