Le marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL) a connu d’importantes évolutions au cours du premier trimestre 2026, marquées par des changements dans le classement des principaux pays exportateurs et une dynamique contrastée des volumes.
C’est ce que révèle le dernier rapport de l’Unité de recherche sur l’énergie, basée à Washington.
Une hausse des volumes mondiaux, mais une concurrence accrue
En effet, selon le rapport, les dix plus grands exportateurs mondiaux de GNL ont totalisé 98,88 millions de tonnes exportées au premier trimestre 2026, contre 95,84 millions de tonnes à la même période en 2025.
Cependant, malgré cette progression, leur part dans les exportations mondiales a légèrement reculé, passant de 89 % à 87 %, sur un total mondial estimé à 113,65 millions de tonnes.
Cette évolution traduit une intensification de la concurrence sur le marché international, avec l’émergence ou la montée en puissance de nouveaux acteurs.
Les États-Unis dominent, le Qatar recule
Les États-Unis conservent leur position de premier exportateur mondial, avec 32,29 millions de tonnes, enregistrant la plus forte hausse en volume (+7,16 millions de tonnes), soit une progression de 28,5 % en glissement annuel. L’Australie se maintient à la deuxième place avec 19,93 millions de tonnes (+3,6 %).
En revanche, le Qatar recule à la troisième position avec 14,69 millions de tonnes, fortement impacté par les répercussions du conflit lié à l’Iran, qui a entraîné l’arrêt de production dans certaines installations, notamment à Ras Laffan. Résultat : une chute notable de32 % de ses exportations.
Des performances contrastées parmi les exportateurs
La Russie conserve sa quatrième place avec 8,86 millions de tonnes (+8,3 %), tandis que la Malaisie reste cinquième malgré un léger recul de ses exportations à 7,80 millions de tonnes.
Le Nigeria enregistre la plus forte croissance relative (+45,4 %), atteignant près de 5 millions de tonnes, consolidant ainsi sa sixième position.
De son côté, le Sultanat d’Oman réalise une performance notable avec un volume record de 3,24 millions de tonnes (+6,6 %), bénéficiant notamment de la position stratégique de son terminal de Qalhat, éloigné des tensions du détroit d’Hormuz.
L’Indonésie occupe la huitième place avec 2,89 millions de tonnes (-4 %), suivie de la Papouasie-Nouvelle-Guinée (2,14 millions de tonnes), qui devance désormais l’Algérie.
L’Algérie reste un acteur clé malgré un recul conjoncturel
Avec 2,04 millions de tonnes exportées au premier trimestre 2026, l’Algérie se classe dixième parmi les plus grands exportateurs mondiaux de GNL. Ce recul de 8,5 % par rapport à la même période de 2025 s’explique principalement par des opérations de maintenance programmées ayant affecté les installations durant les deux premiers mois de l’année. Il s’agit toutefois d’un ralentissement temporaire, lié à des impératifs techniques visant à renforcer la fiabilité et la performance des infrastructures énergétiques nationales.
Des perspectives favorables pour les exportations algériennes
Malgré cette baisse ponctuelle, les fondamentaux du secteur gazier algérien demeurent solides. La demande internationale, notamment européenne, reste soutenue, offrant des perspectives favorables aux exportations nationales. Avec la remise en service progressive des installations et les investissements engagés pour moderniser le secteur, l’Algérie devrait rapidement retrouver une dynamique de croissance. Dans un contexte mondial marqué par les incertitudes géopolitiques et la compétition accrue, le pays confirme ainsi sa capacité à maintenir sa place parmi les acteurs majeurs du marché du gaz naturel liquéfié.
